Le plan d'action pour l'entrepreneuriat 2020, lancé par, Antonio Tajani, le commissaire en charge de l'industrie et de l'entrepreneuriat, a mis en évidence le rôle essentiel de l'éducation et de la formation, dans l’optique de favoriser l’émergence de nouvelles générations d’entrepreneurs.
Il prévoit des mesures spécifiques d’aide aux jeunes, aux femmes, aux personnes âgées, aux migrants et aux chômeurs désireux de créer leur propre entreprise.
Le commissaire a déclaré que l’exécutif européen voulait que l’entrepreneuriat devienne « une perspective attrayante et accessible » pour les Européens.
« Nous parlons avant tout de la transmission d'un message politique fort de la part de la Commission européenne. Dans le cadre du nouveau lancement de la politique industrielle, nous voulons nous concentrer sur les entrepreneurs, présenter de nouvelles idées et de nouvelles manières de considérer l'entrepreneuriat », a indiqué M. Tajani lors d'une conférence de presse.
La communication de la Commission vise à améliorer l'accès aux financements, à réduire la bureaucratie et à donner une seconde chance aux entreprises victimes de faillite en raison de retards de paiement.
« Nous avons essayé de présenter une proposition pour lever les obstacles en vue de permettre à notre économie de croître et de lutter efficacement contre la crise », a ajouté le commissaire italien.
Encourager davantage de personnes à devenir entrepreneurs ne devrait pas constituer le plus grand obstacle. Près de 4 Européens sur 10 aimeraient être leur propre patron s'ils le pouvaient, selon une enquête de l'Eurobaromètre.
Si ce potentiel était exploité, la Commission estime que des millions de nouvelles entreprises pourraient venir s’ajouter aux quelque 21 millions de petites et moyennes entreprises (PME) de l’Union européenne.
Meilleur accès aux financements
L'accès aux financements constitue toujours l'une des contraintes les plus importantes pour les entrepreneurs, surtout au cours des premières étapes de la création d'une entreprise.
La Commission désire soutenir des programmes destinés au développement d’un marché européen de microfinancement et les rendre disponibles pour les États membres et des régions.
Grâce au développement d'un régime européen pour des places spécialisées dans l'échange d'actions et d'obligations émises par les PME, la Commission souhaite également faciliter un accès direct des PME au marché des capitaux.
« Un accès direct pour les PME aux marchés des capitaux pour des actions et des obligations [qui leur sont] directement destinés sera mis en place pour leur permettre un accès aux instruments financiers. Nous ne parlons pas des échanges locaux pour les PME, mais d'un pas dans la direction de ce qu'on appelle les miniactions et miniobligations », a expliqué M. Tajani aux journalistes.
Les 27 États membres de l'UE sont sommés de modifier rapidement leur législation pour faciliter d'autres nouvelles formes de financement des jeunes entreprises. Ils sont également invités à faire appel aux ressources des fonds structurels de l'UE pour mettre en place des mécanismes de soutien au microfinancement.
M. Tajani a indiqué qu'il espérait que le prochain budget de l'UE de 2014-2020 inclurait 80 milliards d'euros pour l'innovation et la recherche et 2,4 milliards d'euros pour le Programme pour la compétitivité des entreprises et des PME pour que les PME utilisent cet argent.
L'éducation à l'entrepreneuriat pour les étudiants
Le commissaire italien a souligné que l'UE voulait également introduire des programmes de cours dédiés à l'entrepreneuriat dans les écoles de tous les pays.
La Commission collabore actuellement avec l'Organisation de coopération et de développement économiques sur des lignes directrices détaillant l'introduction de cours et de formations à l'entrepreneuriat dans des universités. Ces cours et formations expliqueraient également la manière dont les étudiants peuvent acquérir de l'expérience en entreprise.
Des études révèlent qu'entre 15 et 20 % des étudiants qui prennent part à un programme « minientreprise » au cours de leur cursus secondaire créent plus tard leur propre entreprise. Ces chiffres sont de trois à cinq fois plus élevés que pour la population normale.







