Certains utilisateurs affirment utiliser des logiciels pirates la plupart du temps. Quelque 22 % d'entre eux le feraient « occasionnellement » et d'autres « rarement ». Cette étude a en outre révélé que les pirates de logiciels dans l'UE étaient principalement des hommes âgés de 25 à 44 ans.
« Le volume des logiciels piratés demeure alarmant lorsque l'on prend en compte les risques que comporte l'utilisation de logiciels illégaux et l'importance du secteur de l'économie numérique au sein du marché unique », a expliqué Thomas Boué, le directeur des affaires gouvernementales de la Business Software Alliance (BSA), une association du secteur.
« Le secteur des logiciels est un contributeur majeur à la croissance et à la compétitivité en Europe ; lutter contre le piratage serait bénéfique pour l'économie européenne, le secteur et les consommateurs », a-t-il affirmé.
Un programme sur trois installé par les utilisateurs l'année dernière ne disposait pas de licence, ce qui représente 10,4 milliards d'euros, selon la BSA.
Seuls 27 % des utilisateurs de PC européens interrogés ont déclaré que le « risque de se faire prendre » était une raison valable pour ne par pirater de logiciels.
« Les règles en vigueur dans l'UE en matière de dédommagements encouragent les infractions, il est clair que ces règles doivent être révisées », a assuré M. Boué.
La Commission européenne rassemble actuellement des opinions et des données sur le respect des droits de propriété intellectuelle. Elle décidera de réviser ou non le cadre législatif existant lors du second semestre de 2012.







