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Affichant leur souci de préserver le modèle social européen, les dirigeants politiques de l'Union se sont mis d'accord pour que des changements substantiels soient apportées à la proposition de directive sur les services. Ces modifications interviendront dans le cadre normal du processus législatif en cours.
Grâce au soutien de plusieurs Etats membres - parmi lesquels l'Allemagne, la Belgique et la Suède -, la France a obtenu de ses partenaires qu'ils se rallient à l'idée d'une "remise à plat" substantielle de la proposition de directive sur les services. "Il y a accord autour de l'idée d'une révision en profondeur de la proposition, conformément aux principes du modèle social européen", a déclaré le premier ministre suédois Göran Persson, cité par la BBC.
La proposition de directive ne sera pas retirée, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union s'accordant pour réaffirmer le besoin d'une libéralisation du marché européen des services (lequel représente aujourd'hui 70% de l'activité économique de l'Union européenne). "Si la France souhaite éliminer le risque de dumping social [en amendant le texte], ceci devra être fait dans le cadre du processus législatif et de la procédure de co-décision, qui a déjà été lancée", a déclaré le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker ce mardi 22 mars.
Lors du premier jour du sommet de Bruxelles, les dirigeants européens ont également entériné la réforme du pacte de stabilité et de croissance, sur laquelle les ministres des finances de l'Union étaient parvenus à un accord dimanche dernier (voir EurActiv, 22 mars 2004).