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29 novembre 2009
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Un désordre monstre dans les plans de relance de l’innovation, selon un rapport [FR][en][de

Publié: jeudi 4 juin 2009   

Un rapport qui sera publié dans un mois éreinte les plans de relance nationaux pour leurs échecs en ce qui concerne la coordination mondiale des politiques d’innovation pour combattre la récession. Il se termine par la conclusion qu’une grande conférence mondiale sur l’innovation est nécessaire pour promouvoir la collaboration transfrontalière.

Contexte:

Depuis l’aggravation de la récession mondiale vers la fin de 2008, quasiment toutes les nations industrialisées ont lancé un plan de relance économique national.

A l’intérieur de ces plans de  sauvetage économiques, un  financement substantiel est souvent accordé  aux programmes d’innovation : la R&D (recherche et développement), l’éducation et la stimulation des secteurs scientifiques et de haute technologie.

Le plan de relance européen s’élève à 170 milliards d’euros et représente environ 3 % du PIB de l’UE, après la prise en compte  des stabilisateurs économiques tels que le chômage et les paiements de sécurité sociale.

Autres articles:

Le rapport « Stimuler l’innovation word external », qui doit être officiellement lancé en juillet, explique qu’alors que les gouvernements du G20 ont réservé plus de 200 milliards de dollars pour de nouveaux programmes d’innovation, on a vu peu de coordination entre eux.

Le Royaume-Uni, par exemple, va consacrer 2,1 milliards de dollars aux garanties de prêts aux PME, alors que l’Allemagne va étendre ses dépréciations, selon l’étude.

Le rapport a été présenté lors d’une rencontre de haut niveau à Bruxelles cette semaine (2 juin), qui rassemblait les décideurs politiques, les dirigeants d’université et des experts de l’innovation du secteur privé comme du secteur public.

Ils ont expliqué que les idées innovantes devaient être coordonnées entre les pays pour maximiser la valeur des nombreux paquets de relance économique actuellement en vigueur.

En 1944, les dirigeants économiques du monde s’étaient retrouvés dans une station balnéaire du New Hampshire appelée Bretton Woods, et ils y avaient initié un nouvel ordre économique mondial, peut-on lire dans la déclaration signée par les ministres de l’innovation de toute l’Europe. Aujourd’hui, à l’heure de l’économie de la connaissance, nous croyons qu’un nouvel effort de collaboration mondiale est nécessaire, toujours selon la déclaration.

Parler d’abord, agir après

Sans la coopération transfrontalière, ont-ils conclu, les pays industrialisés, y compris les Etats membres de l’UE, perdront des plumes sur le long terme.

Le dialogue est la clef, ont-ils commenté. La déclaration suggère, comme première étape, des discussions internationales comparant et étudiant les expériences de chaque pays sur ce qui marche vraiment ou pas quand il s’agit de stimuler l’innovation. De telles comparaisons de bonnes pratiques permettraient de se passer des procédures par essais et erreurs, superflus et coûteux, réduisant les investissements non nécessaires dans des recherches qui ont été conduites avec succès autre part.

Les technologies vertes et le vieillissement : deux points de départ évidents

Un domaine relativement facile pour commencer la collaboration, indique le rapport, est celui de la R&D et des incitations à l’innovation qui entendent résoudre les grands défis de notre époque – notamment les recherches sur le changement climatique, les énergies alternatives et les soins de santé pour une population vieillissante.

Il identifie également les questions des visas scientifiques, les règles de propriété intellectuelle et les différences de régimes juridiques qui limitent la mobilité des chercheurs et des idées comme des domaines où une coopération internationale renforcée n’est pas seulement désirable : elle est impérative.

Cependant, les intervenants ont été moins clairs quant aux mesures que les pays devraient prendre, ou aux nouveaux mécanismes qu’ils devraient mettre en place, pour parvenir à ces objectifs de coopération. 

Positions:

Le président du Mouvement européen, Pat Cox, ancien président du Parlement européen, a présidé la réunion et a soutenu que si l’on veut collaborer, il faut tomber d’accord sur la façon d’évaluer les résultats, selon ses propres termes. Ces étapes peuvent sembler un peu terre-à-terre, mais quand vous ne possédez pas ces bases, vous devez les construire vous-mêmes, a-t-il expliqué.

M. Cox a précisé un certain nombre de domaines où la coopération internationale devrait démarrer : l’évaluation des performances, les indicateurs clefs de performance, comment publier les résultats, l’ordonnancement des publications ; le degré d’ouverture et d’accès aux découvertes et les règles qui s’y rapportent, l’effacement des règles domestiques, la question de savoir si la réglementation financière est jusqu’ici suffisante.

Helmut M. Schühsler, associé en gestion de capital chez TVM, a expliqué qu’ils tentaient, pour leur part, de sensibiliser sur une poignée de vérités simples, alors que des milliards de dollars sont injectés dans l’économie. 

Qu’est ce qui en ressortira au final ? Nous n’en savons rien, a-t-il déclaré. Malheureusement, ce monde n’est pas un terrain de jeu où chacun coopère et collabore dans la bonne humeur. Ce monde est basé, autant que peut l’être une entreprise, sur les avantages comparatifs, non seulement au niveau du monde des affaires qu’au niveau sociétal, selon lui.

Il faut le reconnaître, le genre d’innovations que nous choisissons aujourd’hui de développer et comment nous les développons, décidera – non seulement pour les 50 prochaines années, mais aussi pour toujours– comment les différents groupements de la société s’en tireront sur cet inégal terrain de jeu, a-t-il conclu.

 

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