Le rapport « Stimuler l’innovation », qui doit être officiellement lancé en juillet, explique qu’alors que les gouvernements du G20 ont réservé plus de 200 milliards de dollars pour de nouveaux programmes d’innovation, on a vu peu de coordination entre eux.
Le Royaume-Uni, par exemple, va consacrer 2,1 milliards de dollars aux garanties de prêts aux PME, alors que l’Allemagne va étendre ses dépréciations, selon l’étude.
Le rapport a été présenté lors d’une rencontre de haut niveau à Bruxelles cette semaine (2 juin), qui rassemblait les décideurs politiques, les dirigeants d’université et des experts de l’innovation du secteur privé comme du secteur public.
Ils ont expliqué que les idées innovantes devaient être coordonnées entre les pays pour maximiser la valeur des nombreux paquets de relance économique actuellement en vigueur.
En 1944, les dirigeants économiques du monde s’étaient retrouvés dans une station balnéaire du New Hampshire appelée Bretton Woods, et ils y avaient initié un nouvel ordre économique mondial, peut-on lire dans la déclaration signée par les ministres de l’innovation de toute l’Europe. Aujourd’hui, à l’heure de l’économie de la connaissance, nous croyons qu’un nouvel effort de collaboration mondiale est nécessaire, toujours selon la déclaration.
Parler d’abord, agir après
Sans la coopération transfrontalière, ont-ils conclu, les pays industrialisés, y compris les Etats membres de l’UE, perdront des plumes sur le long terme.
Le dialogue est la clef, ont-ils commenté. La déclaration suggère, comme première étape, des discussions internationales comparant et étudiant les expériences de chaque pays sur ce qui marche vraiment ou pas quand il s’agit de stimuler l’innovation. De telles comparaisons de bonnes pratiques permettraient de se passer des procédures par essais et erreurs, superflus et coûteux, réduisant les investissements non nécessaires dans des recherches qui ont été conduites avec succès autre part.
Les technologies vertes et le vieillissement : deux points de départ évidents
Un domaine relativement facile pour commencer la collaboration, indique le rapport, est celui de la R&D et des incitations à l’innovation qui entendent résoudre les grands défis de notre époque – notamment les recherches sur le changement climatique, les énergies alternatives et les soins de santé pour une population vieillissante.
Il identifie également les questions des visas scientifiques, les règles de propriété intellectuelle et les différences de régimes juridiques qui limitent la mobilité des chercheurs et des idées comme des domaines où une coopération internationale renforcée n’est pas seulement désirable : elle est impérative.
Cependant, les intervenants ont été moins clairs quant aux mesures que les pays devraient prendre, ou aux nouveaux mécanismes qu’ils devraient mettre en place, pour parvenir à ces objectifs de coopération.




