Sections
Mini Sections
Le service d'action des citoyens européens (ECAS) a publié un second rapport condamnant les mesures transitoires qui empêchent les travailleurs d'Europe centrale et orientale d'avoir accès au marché du travail des anciens pays membres.
Le droit de circuler et de travailler dans un autre Etat membre est ce qui vient à l'esprit de la plupart des Européens lorsqu'ils pensent à l'UE. Selon une enquête de l'Eurobaromètre de l'automne 2005
(page 41), la moitié des citoyens associent l'UE à "la liberté de circuler, d'étudier et de travailler n'importe où dans l'UE".
L'article 18(1) du Traité
dispose que "tout citoyen de l'Union a le droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres, sous réserve des limitations et conditions prévues par le présent traité et par les dispositions prises pour son application".
Cependant, aujourd'hui encore, 72 millions d'Européens en provenance des nouveaux Etats membres se voient refuser cette liberté fondamentale dans près de la moitié des anciens membres de l'UE. Jusqu'ici, seuls sept Etats (Irlande, Suède, Royaume-Uni, Finlande, Espagne, Portugal et Italie) ont décidé d'ouvrir leurs frontières (voir le LinksDossier d'EurActiv sur la libre circulation des travailleurs dans l’UE à 25).
Le service d'action des citoyens européens (ECAS) a déjà publié un premier rapport
en octobre 2005 se prononçant contre les mesures transitoires
qui restrainent la mobilité professionnelle des travailleurs de 8 pays (République tchèque, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Slovaquie et Slovénie).
Dans un second rapport
publié le 5 septembre 2006, ECAS détaille ses critiques et fournit plus de chiffres pour soutenir ses arguments. Le rapport se penche également sur les avantages d'une mobilité accrue des Européens, notamment sur les plans économique, scientifique, démographique et culturel.
Les principaux points du rapport sont les suivants :
Le rapport s'achève sur une série de recommandations, parmi lesquelles figurent :
"Les citoyens européens qui cherchent un emploi dans un autre Etat membre ne devraient pas être différenciés selon leur pays d'origine. Les mesures transitoires ne doivent pas être maintenues car elles créent une distinction artificielle entre 'anciens' et 'nouveaux' Européens et conduit à de la méfiance et des préjugés dans les deux camps. Les Etats membres doivent faire prendre conscience à leurs citoyens que dans l'UE, tout le monde a le droit de circuler librement. Dans cette optique, l'Année européenne de la mobilité des travailleurs
est l'occasion d'aider les citoyens à mieux connaître les possibilités de migration (près ou loin)".
Le ministre des finances autrichien, Karl-Heinz Grasser, a insisté pour que les restrictions à la libre circulation des travailleurs soient maintenues. Selon lui, du fait de son faible taux de chomâge, l'Autriche court toujours un risque vis-à-vis des pays voisins qui ont des salaires bien moins élevés.