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16 octobre 2008
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La France attend le candidat idéal pour la plus haute fonction de l’UE [FR][en][de

Publié: mardi 27 mai 2008   

La France n’est pas entièrement convaincue des candidats actuellement en compétition pour les nouvelles hautes fonctions de l’UE après 2009. Hier 26 mai, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a en effet déclaré qu’il s’attend à ce que de nouveaux noms émergent.

L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair ferait un « bon candidat » à la fonction récemment créée de président du Conseil européen, tout comme le chef de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker et l’ancien Premier ministre espagnol Felipe Gonzales, a déclaré M. Kouchner lors d’un séminaire organisé par le European Policy Centre à Bruxelles.

M. Kouchner a cependant ajouté,  « je n’ai pas dit que l’un d’entre eux est excellent » en affirmant que « d’autres émergeront ».

Il a déclaré que son pays, qui reprendra la présidence de l’UE en juillet, souhaite que les nouveaux postes – président du Conseil, président de la Commission et le Haut représentant à la Politique étrangère et de sécurité commune – soient occupés avant l’entrée en vigueur du nouveau traité de l’UE de 1er janvier 2009.

Garantir que le traité de Lisbonne est mis en œuvre à temps sera l’une des priorités de la présidence française, a déclaré le ministre.

D’autres priorités seront de trouver un accord entre les 27 Etats membres sur un pacte d’immigration commun, qui permettrait de faire venir des travailleurs hautement qualifiés pour combler les postes vacants de plus en plus nombreux, ainsi que promouvoir les efforts visant à élaborer une politique européenne de la défense commune, a révélé M. Kouchner.

« Notre objectif est de mettre en place des capacités communes et des moyens de défense civiles et militaires crédibles », a-t-il déclaré.

D’après M. Kouchner, une autre priorité principale sera de renforcer la coopération avec les Etats-Unis et son nouveau président. Il a appelé les Européens à utiliser cette « opportunité historique » pour offrir à la nouvelle administration « un agenda – a « road map » - qui corresponde à nos priorités, des grilles d’analyse des crises et des solutions que nous pourrions pousser ensemble ».

La France compte également faire face aux préoccupations grandissantes concernant la mondialisation et la hausse de l’investissement dans l’innovation, la recherche et la technologie, considérés comme la clé de la croissance économique.

M. Kouchner a défendu la politique de subventions agricoles de l’UE à la lumière de la crise alimentaire actuelle dans le monde, affirmant que les révoltes et les famines « légitiment plus que jamais le modèle sur lequel est fondé la politique agricole commune ».

La France s’oppose aux appels du Royaume-Uni qui souhaite accélérer les réductions de la politique de subventions agricoles de l’Union en réponse à la crise. M.  Kouchner a déclaré que la crise a fait apparaître de façon dramatique la nécessité de développer la production alimentaire par des politiques publiques adéquates.

« Nous devons réfléchir à mieux aider les pays pauvres à mettre en place de telles politiques » a-t-il déclaré, ajoutant que « les fonds souverains pourraient jouer un rôle important à cet égard ».

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