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29 novembre 2009
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Les grands Etats membres « se retirent de l’UE », selon le ministre hongrois des Affaires étrangères [FR][en][de

Publié: lundi 27 avril 2009   

Il existe  un risque que les grands Etats membres soient sur le point de « se retirer de l’UE », si l’on en croit les propos tenus par le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Balázs, à EurActiv Hongrie. M. Balázs a pris ses fonctions le 14 avril en tant que membre du cabinet du nouveau Premier ministre, Gordon Bajnai. 

M. Balázs, ancien commissaire européen, a déclaré que les grands Etats membres cherchaient à « renforcer » le rôle des autres institutions en tant lieux alternatifs de prise des décisions. 

Le ministre des Affaires étrangères a déclaré que l’Allemagne s’était efforcée de s’emparer des institutions économiques et de renforcer le G20 depuis 2007. 

Dans la droite ligne de l’opinion exprimée par le ministre belge des Affaires étrangères, Karel de Gucht (EurActiv 21/04/09), il a affirmé que l’objectif de telles actions était de laisser « derrière » elles les Etats membres plus petits de l’UE,  les plus grands préférant traiter avec des Etats dont « l’influence et le poids [sont] similaires ». 

Selon M. Balázs, pour les grands Etats membres le problème de l’UE est que les petits membres disposent d’une possibilité disproportionnée de prendre la parole et d’influencer le débat, « sans considération par rapport à leur taille ». « C’est pourquoi Malte a autant de chance de prendre la parole que l’Allemagne », a fait remarquer le Hongrois. 

L’axe Paris-Berlin 

Cependant, malgré cela, il maintient que l’axe Paris-Berlin « assure les fondements de l’UE ». 

« Il est très difficile de conclure quoique ce soit dans l’UE sans la France ou l’Allemagne », a admis M. Balázs. 

Interrogé sur la nature parfois tendue de la relation Paris-Berlin, le ministre des Affaires étrangère a déclaré que « leur relation ne nous concerne pas ». Il a conclu par conseil : « On ne reste pas entre deux éléphants qui se battent ! ».

Nationalisme

Faisant référence aux relations difficiles entre la Hongrie et la Slovaquie, il a déclaré que « chaque partie a ses propre extrémistes, et ces personnes se provoquent mutuellement ». 

M. Balázs a affirmé ne pas « chercher à coopérer avec le Parti national slovaque » (un parti nationaliste représenté dans la coalition au pouvoir en Slovaquie), mais plutôt « avec la Slovaquie, au nom de la Hongrie ».

Il a déploré le fait que les cercles nationalistes en Slovaquie « n’avaient pas atteint ce point du processus d’identification où ils peuvent considérer leur histoire avec sagesse et se tourner vers l’avenir ».

Le cabinet slovaque actuel n’est pas « un partenaire idéal » pour la Hongrie, a-t-il ajouté.

Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquez ici. 

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