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Dimanche, les leaders des principaux partis politiques tchèques se sont mis d’accord sur la mise en place d’un cabinet intérimaire à la tête du pays, jusqu’à la tenue d’élections anticipées, probablement en octobre. C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre sortant, Mirek Topolánek.
La République tchèque est en pleine crise politique depuis le vote de défiance qui a renversé le gouvernement minoritaire du Premier ministre tchèque Mirek Topolánek (EurActiv 25/03/09).
L’effondrement du gouvernement a affaibli la position du pays en tant que détenteur de la présidence de l’UE, a renforcé le rôle du président eurosceptique Václav Klaus, et a soulevé des doutes quant à la ratification du traité européen de Lisbonne.
Le gouvernement du Premier ministre, Mirek Topolánek, qui comprend des membres de son parti, le parti démocratique civique (ODS), des chrétiens démocrates (KDU-CSL) et des verts (SZ), ne dispose pas de la majorité au parlement et s’appuie sur une douzaine de parlementaires indépendants pour faire adopter ses propositions.
Il a indiqué qu’il proposerait une personnalité qui n’est affiliée à aucun parti politique, Jan Fischer, chef de l’office des statistiques, pour prendre la tête du cabinet intérimaire.
Le gouvernement minoritaire de centre-droit de M. Topolánek a perdu un vote de défiance, le 24 mars, à mi-chemin de la présidence de l’Union européenne du pays d’Europe centrale.
La chute du gouvernement a ébranlé la présidence et la prise de décision, dans un contexte de crise économique sévère.
Nous voulons que cette nouvelle donne au public l’assurance que nous disposons d’un gouvernement stable avant la tenue d’une élection anticipée, a déclaré M. Topolánek lors d’une conférence de presse, tenue après les discussions avec les autres partis politiques.
Il a déclaré qu’une élection devant se tenir à la mi-2010 serait probablement avancée aux 9 et 10 octobre.
L’accord sera soumis à l’approbation des dirigeants des trois partis de la coalition de centre-droit de M. Topolánek et l’opposition sociale-démocrate de gauche, en principe dans les prochains jours.
Les sociaux-démocrates ont déclaré être très heureux du choix de M. Fischer, 58 ans.
C’est une proposition de consensus ; M. Fischer est un fonctionnaire très expérimenté, a affirmé le leader social-démocrate Jiri Paroubek.
Le cabinet attend encore l’approbation du président eurosceptique Václav Klaus, qui est le seul à pouvoir nommer les ministres. M. Klaus a déclaré qu’il respectera le consensus atteint par les principaux partis politiques, qui disposent d’une confortable majorité à la chambre basse du Parlement.
Le cabinet de M. Fischer devrait succéder à celui de M. Topolánek le 9 mai. La présidence tchèque de l’UE se termine le 30 juin.
L’accord, s’il est finalisé, mettrait fin aux spéculations des analystes sur le fait que M. Klaus pourrait nommer un cabinet eurosceptique susceptible d’interrompre la ratification en cours du Traité de Lisbonne ; ce traité est censé rationaliser la prise de décision au sein des 27 Etats membres.
(EurActiv avec Reuters. Cet article a été traduit de l’anglais par EurActiv.)