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21 novembre 2009
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Obama se soucie peu de l’Europe de l’est, selon un analyste [FR][en][de

Publié: lundi 2 novembre 2009   

Le président américain Barack Obama considère l’Europe de l’est comme un projet de l’Administration Bush et il n’est pas conscient du besoin d’enrayer l’influence grandissante de la Russie dans cette région, a déclaré lors d’un entretien avec EurActiv Slovaquie Edward Lucas, qui a été pendant plus de 20 ans le correspondant de "The Economist" en Europe de l’est.

Edward Lucas, auteur du livre ‘La nouvelle guerre froide’, a déclaré que le nouveau concept russe « d’architecture sécuritaire » en Europe implique l’établissement d’un condominium entre la Russie et les pays européens les plus importants, excluant les Etats-Unis et ignorant les intérêts des petits pays de l’UE.

M. Lucas considère le rôle de l’OTAN comme diminué et moins sécurisant pour ses nouveaux membres d’Europe centrale et de l’est.

L’une des conséquences terribles de la guerre d’août 2008 en Géorgie, c’est qu’elle a montré combien l’UE et l’OTAN étaient divisées lorsqu’elles ont à faire avec la Russie, a-t-il dit, ajoutant que l’Article 5 du traité de l’alliance atlantique, qui envisage une réponse collective à une agression, avait perdu sa crédibilité.

Je pense que le problème avec Obama, c’est qu’il ne se soucie pas vraiment de l’Europe de l’est ; que ses conseillers considèrent en fait l’Europe de l’est comme un projet de l’Administration Bush, explique l’auteur.

Interrogé sur l’existence d’un risque de guerre entre la Russie et l’Ukraine, M. Lucas a dit qu’il ne s’attendait pas à une grande guerre menée par la Russie, car les capacités de ce pays, comme il le dit, ne lui permettent d’attaquer que des pays qui représentent 1/30ème de sa taille. Cependant, il a noté que le futur de la base navale de Sébastopol en Crimée, que la Russie loue à l’Ukraine et dont le bail expire en 2017, est un facteur de risque (EurActiv 19/09/08).

Pour ce qui est des tensions en matière de transit de gaz entre Moscou et Kiev, M. Lucas affirme qu’une pénurie constitue l’essence de la crise, car selon lui il n’y aura pas assez de gaz si la demande européenne augmente. Une autre raison est, selon lui, que mauvaise gestion et corruption sont répandues à l’intérieur du monopole gazier russe Gazprom.

Edward Lucas s’est confié à Michal Hudec d’EurActiv Slovaquie.

Pour lire cet entretien dans son intégralité, cliquez ici.

 

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