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Les ministres européens des affaires étrangères, de la santé et de la coopération sont tous sur la même longueur d'onde : aux efforts d'aide humanitaire devra succéder une longue entreprise de réhabilitation et de reconstruction des régions frappées par le tsunami.
Lors d'une réunion extraordinaire du Conseil, vendredi 7 janvier, les ministres européens des affaires étrangères, de la santé et de la coopération se sont accordés sur le fait que les opérations d'aide humanitaire devraient demeurer la priorité du moment dans les régions dévastées par le tsunami. Le Conseil a notamment souligné le caractère essentiel d'actions visant à prévenir le déclenchement d'épidémies (par la fourniture de médicaments et de vaccins) et à assurer l'approvisionnement des populations touchées en nourriture et en eau potable.
Les ministres européens ont également plaidé en faveur d'une transition sans heurts entre la phase humanitaire et l'étape de la reconstruction (celle-ci devant être précédée d'un vaste effort de réhabilitation), et souligné le rôle fondamental de l'ONU en matière de gestion et de coordination des efforts de la communauté internationale. Le Conseil a par ailleurs invité la Commission à préparer une stratégie visant à améliorer la prévention des catastrophes dans le futur - l'UE présentera ses propositions lors d'une conférence des donateurs organisée mardi 11 janvier.
Le tsunami a frappé 12 Etats asiatiques, causant la mort de 150
000 personnes. Parmi les Etats membres de l'Union, l'Allemagne, la
Suède et le Royaume-Uni ont été les plus durement affectés,
plusieurs centaines de leurs ressortissants figurant parmi les
morts ou les disparus.
L'UE et ses Etats membres se sont pour l'instant engagés à fournir une aide publique globale s'élevant à plus de 1,5 milliards d'euros. Le Conseil a appelé la Commission et la Banque européenne d'investissement à élaborer un nouvel instrument financier ("Indian Ocean Tsunami Facility") qui pourrait permettre d'apporter jusqu'à un milliard d'euros supplémentaires. Le Conseil se réunira de nouveau le 31 janvier pour évaluer la nature des réponses à moyen et long terme devant être apportées aux conséquences du raz-de-marée.
Dans ses conclusions, le Conseil souligne que l'aide fournie pour aider les victimes du tsunami ne doit pas être prélevée sur les montants nécessaires pour faire face aux besoins du continent africain, en termes à la fois d'aide humanitaire et de développement économique.