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Head of Unit - Corporate Services M/F (Grade AD 10)
Permanent representative in Madrid
Principal, Border Management Staff College (P5)
Stagiaire / Trainee - for the leading EU policy media
Junior Scientific and Technical Advisor
Assistant Communications & Public Affairs Departments
Mettre une annonceUne nouvelle étude présentée par EurActiv et la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) soulève un débat sur les relations entre les acteurs européens et les médias. Cette enquête et les discussions qui l'ont suivie montrent qu'elles peuvent encore être améliorées.
Le 1er février 2006, la commissaire chargée de la communication sur l'Europe, Margot Wallström, a présenté son Livre blanc sur une nouvelle politique de communication de l'UE pour compléter le Plan d'action sur le même sujet intitulé "Plan D" (comme Démocratie, Dialogue et Débat). Ce document était une réponse à la crise constitutionnelle qui a suivi l'échec du référendum sur la Constitution européenne et a pour objectif de reconnecter l'Europe avec ses citoyens. Dans ce contexte, EurActiv et la FIJ ont lancé une étude analysant la visibilité des acteurs européens dans les médias et ont évoqué les stratégies de communication avec des acteurs européens, des journalistes et des représentants des institutions.
L'étude sur "La perception des groupes d'intérêt par les médias dans les affaires européennes" a été présentée lors d'une conférence d'EurActiv, le 24 octobre 2006.
Les principaux résultats de cette étude sont les suivants :
Les principaux intervenants Jérôme Vignon (directeur de la DG Emploi) et Aidan White (secrétaire général de la FIJ) ont élargi la perspective de ce document.
Dans un discours sincère, M. Vignon a évoqué l'histoire de la politique de communication de l'UE et ne s'est pas privé de faire des commentaires critiques sur sa propre institution. Après l'ère Delors, où la relation entre la Commission et les médias était positive, cette relation a tourné au cauchemar pendant la Commission Santer, a souligné M. Vignon. La Commission Prodi qui a suivi n'a pas vraiment fait progresser la stratégie de communication, le président lui-même n'étant pas un "bon communicateur" et sa Commission ayant trop mis l'accent sur "l'intégrité éthique" entraînant des règlements de lutte contre la fraude qui l'ont empêchée d'être efficace.
Jérôme Vignon a aussi ouvertement reconnu que la Commission Barroso était divisée sur la stratégie de communication de la vice-présidente Wallström. Cette division, selon lui, est entre ceux qui ont une "vision cynique" des choses et veulent négocier de bons messages avec les médias, et ceux qui considèrent que les citoyens doivent être mieux informés.
Le secrétaire général de la FIJ, Aidan White, a soutenu le code de conduite pour les médias et les journalistes à Bruxelles. Selon lui, une des choses les plus importantes est d'établir du respect professionnel et de la transparence entre les acteurs européens et les médias. Il a souligné que les journalistes ne pouvaient pas demander cette transparence sans être transparents eux-mêmes et a demandé plus d'informations sur les sources de revenu. M. White a également précisé qu'un article intéressant devait comporter trois éléments : les événements (la question de la publication à temps du communiqué de presse), l'émotion (cela doit attirer les gens) et la controverse (s'il n'y a pas de drame, il n'y a pas d'histoire).
Willy De Backer, rédacteur en chef d'EurActiv, a ajouté que cette controverse était particulièrement absente dans les communications positives de la Commission, bien que Margot Wallström ait elle-meme reconnu dans un entretien avec EurActiv l'année dernière la nécessité pour l'institution d'être plus transparente sur ses débats internes.
Lors de la seconde session, Tony Long du WWF et Hubert Linssen de l'Union internationale des Transports routiers ont présenté des études de cas sur la façon dont leurs organisations communiquent. Bruno Alves et Alfons Westgeest de Kellen Europe ont montré comment ils aident leurs clients à mieux communiquer et quelles sont les différences entre le lobbying aux Etats-Unis et en Europe.
L'éditeur d'EurActiv, Christophe Leclercq, a souligné qu'il fallait rapprocher les débats des citoyens et utiliser davantage les multiplicateurs comme les fédérations professionnelles, et pas seulement les ONG. Il a précisé que la relation entre les groupes d'intérêt et les médias n'était pas un "jeu à somme nulle".
Selon Michael Stabenow, Président de l'Association de la Presse Internationale (API), le journalisme à Bruxelles est particulièrement marqué par sa grande variété de questions et son rythme rapide. Les gens utilisent donc de plus en plus Internet. Cependant, il estime que les contacts directs et la création de réseaux restent très importants.
David Haworth de l'Association des Journalistes Européens (AJE) a salué l'initiative d'EurActiv et a déclaré qu'il s'agissait de la "première étude de ce genre".
Daniel Verbist de la fédération de l'industrie chimique CEFIC a souligné que "les médias jouaient un rôle déterminant en tant que source d'informations" et que sa stratégie consistait donc à "mieux communiquer et de façon plus claire". (présentation .ppt 759kb)
Selon Beater Gminder de la DG Communication, "communiquer les positions des acteurs rend la démocratie plus vivante", ce qui est essentiel pour toucher les citoyens. Martin Westlake, responsable de la communication au Comité économique et social européen, a souligné l'importance pour les acteurs européens de comprendre comment les médias fonctionnent et de maintenir leur visibilité.
(Plusieurs présentations faites lors de la conférence sont disponibles ci-dessous et seront bientôt complétées par les résultats commentés de l'étude)