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L'UE cherche à améliorer ses relations avec ses pays voisins, en particulier dans les domaines de la coopération économique, de l'énergie et de l'immigration, sans pour autant promettre des perspectives d'adhésion complète. La Commission a invité ses partenaires de l'Est et du Sud à une conférence à Bruxelles pour discuter de la politique en vigueur depuis trois ans.
La Politique européenne de voisinage (PEV), mise en place en 2004, vise à créer des liens étroits avec les pays voisins de l’UE sans leur offrir une perspective d’adhésion. La PEV compte 16 pays voisins au sud (l’Algérie, l’Egypte, la Jordanie, Israël, le Liban, la Libye, le Maroc, la Syrie, la Tunisie, la Cisjordanie et la bande de Gaza) et à l’est (l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Belarus, la Géorgie, la Moldova et l’Ukraine) des frontières européennes.
En décembre 2006, la Commission a proposé d’étendre la PEV à une « PEV+ ». Le nouvel instrument européen de voisinage et de partenariat (ENPI) a été introduit en 2007 sous la forme d’un fonds général destiné à promouvoir la coopération et d’un nouveau mandat de prêt pour la Banque européenne d’investissements (BEI).
Par cette politique, l’UE cherche à améliorer le développement économique, la stabilité et la gouvernance de ses voisins. Néanmoins, même si la PEV est souvent présentée comme une alternative à l’élargissement, elle omet la « carotte » essentielle pour entraîner de lourdes réformes : la perspective de l’adhésion.
La Politique européenne de voisinage (PEV), mise en place en 2004, vise à créer des liens étroits avec les pays voisins de l’UE sans leur offrir une perspective d’adhésion. La PEV compte 16 pays voisins au sud (l’Algérie, l’Egypte, la Jordanie, Israël, le Liban, la Libye, le Maroc, la Syrie, la Tunisie, la Cisjordanie et la bande de Gaza) et à l’est (l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Belarus, la Géorgie, la Moldova et l’Ukraine) des frontières européennes.
En décembre 2006, la Commission a proposé d’étendre la PEV à une « PEV+ ». Le nouvel instrument européen de voisinage et de partenariat (ENPI) a été introduit en 2007 sous la forme d’un fonds général destiné à promouvoir la coopération et d’un nouveau mandat de prêt pour la Banque européenne d’investissements (BEI).
Par cette politique, l’UE cherche à améliorer le développement économique, la stabilité et la gouvernance de ses voisins. Néanmoins, même si la PEV est souvent présentée comme une alternative à l’élargissement, elle omet la « carotte » essentielle pour entraîner de lourdes réformes : la perspective de l’adhésion.
La conférence sur la PEV, qui s’est déroulée à Bruxelles le 3 septembre 2007, était la première à rassembler des représentants de l’UE et de tous les pays partenaires de l’est et du sud, beaucoup de pays ayant été représentés au niveau ministériel. Benita Ferrero-Waldner, commissaire aux Relations extérieures, a déclaré que l’objectif principal de cette conférence était de servir “d’exercice d’écoute” pour l’UE.
Elle a clairement insisté sur la volonté européenne de renforcer sa politique de voisinage, notamment dans les domaines de la coopération économique, de l’énergie, de l’immigration et de l’assistance technique.
L’UE cherche à resserrer les liens dans les domaines suivants :
Entre temps, un nouveau sondage de l’Eurobaromètre a révélé que les citoyens européens sont en fait moins concernés par leurs voisins. Plus de la moitié des personnes interrogées (54%) disent ne pas être intéressées par ce qu’il se passe dans les pays voisins de l’UE, comparé à 48% en 2006. La PEV reste méconnue, une importante majorité de la population européenne (80%) n’a pas conscience de l’existence de cette politique.
Le Président de la Commission José Manuel Barroso a déclaré que certains aspects de la politique de voisinage nécessitaient beaucoup d’énergie de la part de l’UE et de ses partenaires. Il a également promis que les réactions provoquées par la conférence contribueraient à orienter la PEV dans les années à venir.
Luis Amada, le ministre portugais des Affaires étrangères, a insisté sur le fait que la PEV n’était pas juste une quelconque ancienne politique mais un « projet véritablement européen ». Selon lui, il est urgent de tenir compte de certains développements politiques comme l’attaque terroriste du 11 septembre 2001. L’Europe doit revoir sa politique à la lumière de ces événements, ajoute-t-il.
Le ministre adjoint allemand Günter Gloser a fait remarqué que le renforcement de la PEV avait également été une des principales priorités de la Présidence allemande pendant les six premiers mois de 2007. Il insiste sur l’élément de conditionnalité en soulignant que les avantages que les partenaires tireraient d’une PEV plus vaste dépendaient essentiellement de la fréquence et de la qualité des réformes dans leurs pays.
Or, tous les pays partenaires ne sont pas satisfaits du niveau de coopération proposé par l’UE, en particulier ceux qui préfèreraient être considérés comme des candidats potentiels à l’adhésion.
L’ambassadeur de l’Ukraine en UE, Roman Shpek, a déclaré que son pays ne pouvait pas admettre le PEV comme une base adéquate pour les relations entre l’Ukraine et l’UE. Il ne peut admettre qu’un instrument qui reconnaîtrait l’Ukraine comme faisant partie intégrante de l’Europe.
Lors de la conférence, Andrei Stratan, ministre des Affaires étrangères moldave, a déclaré que les propositions présentées par la Commission concernant le renforcement de la PEV représentaient déjà un grand pas en avant, mais qu’elles n’étaient pas suffisantes pour répondre aux attentes du pays.
Entre temps, le Pologne et le Royaume Uni se sont déclarés favorables à l’entrée de ces deux pays dans l’Union à un stade plus avancé des négociations.