Ilse Aigner (Allemagne) et le Stéphane Le Follont (France) ont affirmé dans un communiqué conjoint qu'ils « soutenaient la proposition de la Commission de maintenir le budget agricole au niveau nominal de 2013 pour la période 2014-2020 ».
L'Allemagne est le pays qui contribue le plus au budget de l'Union européenne et la France reçoit le plus de subventions de la politique agricole commune (PAC), qui représente environ 40 % de la totalité du budget de l'Union.
La déclaration arrive à un moment crucial, car les ministres européens se rencontreront à Bruxelles la semaine prochaine pour négocier le cadre financier pluriannuel (CFP) pour la période 2014-2020.
Ilse Aigner et Stéphane Le Foll ont déclaré que leur pays devaient poursuivre leur coopération étroite et confiante pendant la phase finale des négociations sur la réforme de la PAC et sur le CFP.
Alors que notamment la Grande-Bretagne et la Pologne ont demandé de réduire le budget pour l'agriculture, les deux ministres « ont fait part de leur opposition à la proposition de certains États membres de réduction des moyens du premier pilier.[de la PAC] », qui, grâce à des paiements directs, augmente les revenus des exploitants agricoles.
Un « rapprochement du niveau » des aides directes
Les ministres ont déclaré qu'ils peuvent convenir d’un certain rapprochement du niveau des aides directes entre les États membres à condition qu’il soit « raisonnable et progressif ».
L'exécutif européen avait mis en avant un système de convergence visant à réduire les disparités de revenu entre les agriculteurs de l'ouest et de l'est de l'Europe. Étant donné que la France reçoit la plus grande partie des subventions de la PAC, ses exploitants agricoles pourraient s'attendre à une diminution de 7 % du financement, selon la proposition de la Commission.
Les ministres ont signalé qu'ils soutenaient une PAC solide puisqu'elle était importante pour la croissance, l'emploi, l'environnement et l'innovation dans les zones rurales européennes ainsi que pour la contribution de l'Europe à un équilibre alimentaire mondial.
Ils soutiennent les propositions de la Commission pour une agriculture plus écologique et ont demandé l'adoption de politiques plus flexibles. D'après le communiqué, « les ministres demandent une utilisation durable des zones d'intérêts écologiques ».
Les deux ministres ont également invité l'UE à protéger « de manière offensive » les intérêts des agriculteurs dans la mondialisation et dans ses relations commerciales avec ses partenaires.



