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Entretien : le secteur des biotechnologies attend une autre approbation des OGM [FR][en][de

Publié: mardi 30 octobre 2007   

Avant la réunion des ministres européens de l’Environnement, les industries biologiques et les agriculteurs européens ont appelé les Etats membres à accepter d’ouvrir le marché à davantage de produits génétiquement modifiés. Avec une augmentation spectaculaire de 77 % en un an seulement du nombre d’hectares de produits génétiquement modifiés cultivés en Europe, les perspectives de croissance future dans ce secteur sont freinées par la réticence persistance des Etats membres à autoriser davantage de cultures transgéniques sur le marché.

Les chiffresPdf external  montrant une augmentation de 77 % du nombre d’hectares semés avec des cultures génétiquement modifiées en Europe en un an ont été publiés le 29 octobre 2007, la veille seulement de la rencontre entre les 27 ministres de l’Environnement pour discuterPdf external des propositions sur les interdictions de cultiver et d’importer des OGM.

Interrogée sur la raison pour laquelle les bio-industries continuent de faire pression pour davantage de biotechnologies écologiques contre l’opinion publique européenne et les Etats membres, Nathalie Moll, directrice du département de biotechnologie écologique d’EuropaBio (association européenne des bio-industries), explique : « Je crois en la liberté de choix : les personnes qui le souhaitent doivent avoir la possibilité d’acheter ces produits, et celles qui ne le souhaitent pas, la possibilité de ne pas les acheter ».

Une récente étude de l’EurobaromètrePdf external (mai 2006) a montré que la majorité des Européens considère largement les aliments génétiquement modifiés comme inutiles, moralement inacceptables et risqués pour la société.

Elle souligne également la nécessité d’une procédure d’autorisation basée sur des faits scientifiques et non sur la perception du public. Simplement car « il est important de faire la différence entre la perception du public et le principe de précaution. Le principe de précaution est bon et devrait être utilisé. Il est utilisé en Europe, mais il faudrait cesser de le confondre avec la perception du public. Les autorités publiques doivent d’évaluer la sécurité d’un concept, pas l’acceptation publique », déclare Mme Moll.

A la question de la rentabilité économique à le long terme de la biotechnologie écologique, sachant que la science des OGM est encore incertaine, Mme Moll répond : « Je pense que le marché devrait décider. La biotechnologie écologique semble durable car elle se développe depuis dix ans dans le monde et est augmentation. En Europe apparaît une certaine confusion entre l’autorisation et le droit de choisir. Tout le monde semble penser qu’une fois l’autorisation obtenue, il faudra acheter ces produits, mais les gens auront le choix de le faire ou non. Et la meilleure manière de mettre une industrie en faillite est de laisser les gens décider et montrer qu’ils n’en veulent pas ».

« Il existe 209 cultures génétiquement modifiées dans le monde et en Europe, nous n’en avons qu’une. La perspective de croissance en Europe est donc, d’après moi, que les autres produits soient approuvés et que les agriculteurs aient le choix », ajoute-t-elle.

Les souhaits de Mme Moll ont trouvé un écho auprès d’agriculteurs hongrois, Gabor Balla, et français, Jacques Beauville, frustés de voir leurs récoltes de maïs détruites par la pyrale du maïsexternal , alors que le maïs génétiquement modifié pourrait leur permettre d’avoir des cultures de bonne qualité.

« Je ne peux pas dire si c’est sûr ou non, mais j’ai besoin de travailler de manière rentable et de penser à l’environnement (en utilisant moins de pesticides). J’aimerais donc utiliser d’autres produits génétiquement modifiés pour faire davantage de profit et être plus concurrentiel », déclare M. Balla.

« La biotechnologie me permet de compenser les pertes provoquées par la pyrale du maïs. Elle apporte également des avantages sanitaires grâce à l’absence de mycotoxines external dans les cultures », a déclaré M. Beauville, lançant un appel aux médias pour qu’ils contribuent à expliquer la question des produits génétiquement modifiés au grand public et à s’abstenir de faire de la désinformation ou du journalisme à sensation.

Pour lire l’entretien de Nathalie Moll dans son intégralité, cliquez ici.

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Lettres à l'éditeur
Challenges and responsibilities in feeding tomorrow’s world
Phil Newton, European Crop Protection Association
Risk not hazard for good pesticides regulation
James Gilmour, former director, Agricultural Advisory Service for Scotland
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