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2 décembre 2009
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Des experts exhortent les Nations unies à inclure l’agriculture dans les négociations climatiques [FR][en

Publié: vendredi 10 avril 2009   

La réduction des émissions de gaz à effet de serre produits par le secteur de l’agriculture pourrait contribuer à diminuer davantage l’impact du changement climatique. C’est ce qu’ont expliqué des experts politiques, qui ont également appelé à ce que le secteur soit placé au centre des négociations climatiques en cours aux Nations unies.

Si on veut atteindre les objectifs en termes de mitigation du changement climatique et d’adaptation, les négociations internationales sur le climat doivent inclure l’agriculture. C’est ce qu’affirme l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), dans une analysePdf external politique publiée le mois dernier. 

Le document souligne que le changement climatique affectera l’agriculture, mais qu’il existe une incertitude considérable quant aux lieux et à l’ampleur des effets. 
L’agriculture est cruellement absente des débats climatiques des Nations unies, a déclaré Gerald Nelson, chargé de recherche de haut niveau de l’IFRI. Il a ajouté que malgré le fait que le secteur de l’agriculture émette 14 % de l’ensemble des gaz à effet de serre, il a également un rôle unique dans l’absorption du carbone émis par les autres secteurs. 

De plus, selon lui, les financements réservés à l’adaptation au cours des négociations aux Nations unies doivent inclure l’agriculture. Il considère qu’il faut prendre en compte les nouveaux types de culture, les nouvelles infrastructures physiques visant à rendre l’agriculture plus résistante, de même que les nouvelles institutions nationales et internationales qui soutiennent cette résistance, a déclaré M. Nelson.  

Selon l’IFPRI, l’agriculture peut diminuer ses émissions en introduisant des changements dans les technologies agricoles et les pratiques de management, ainsi que les nouvelles variétés qui comprennent des plantes plus pérennes ou ont un système de racines plus profond. De telles plantes permettent que davantage de carbone soit stocké dans le sol. 

Un labour moins important et des modifications en matière de génétique des cultures, d’irrigation, d’utilisation d’engrais, des espèces de bétail et des pratiques d’alimentation peuvent également réduire les émissions, poursuit l’étude, en garantissant que les modifications visant à rendre le système agricole plus résistant au changement climatique permettront également d’augmenter le piégeage du carbone. 

Comme la part totale d’émissions venant de l’agriculture est plus importante dans les pays développés, nous devons trouver des moyens à la fois efficaces et économiques d’aider les gens pauvres à simultanément atténuer et s’adapter au changement climatique, a souligné M. Nelson. L’IFPRI appelle aussi à un investissement accru et au subventionnement de la recherche en agriculture, l’infrastructure rurale et l’accès au marché pour les petits cultivateurs dans les pays en voie de développment.

L’agriculture européenne subira de plein fouet les effets du changement climatique, a déclaré la commissaire européenne à l’Agriculture, Mariann Fischer-Boel, après que les dirigeants de l’UE aient adopté un Livre blancPdf external  sur l’adaptation au changement climatique en début de mois.

Le Livre remarque que le changement climatique affectera les ressources en eau, les sols, les animaux nuisibles et les maladies, conduisant ainsi à des changements sensibles des conditions de production de l’agriculture et du bétail, avec des conséquences à la fois positives et négatives dans différentes régions de l’UE. 

Un document de travailPdf external  complémentaire sur l’agriculture reconnait la contribution du secteur aux émissions totales tout autant que leur potentiel d’atténuation, et souligne l’importance de développer des synergies entre elles. 

Il met aussi en évidence le fait que tant les changements sectoriels structurels et technologiques que les mesures d’adaptation au niveau des fermes autonomes sont nécessaires pour protéger à long terme l’industrie agricole.

Liens

Lettres à l'éditeur
Challenges and responsibilities in feeding tomorrow’s world
Phil Newton, European Crop Protection Association
Risk not hazard for good pesticides regulation
James Gilmour, former director, Agricultural Advisory Service for Scotland
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