Le système à points, qui entrera en vigueur l’an prochain, fait partie d’un plan de réduction de la surpêche, qui a sévèrement épuisé les stocks de morues, d’haddocks et de colins.
Les ministres se sont mis d’accord sur de nouveaux quotas de morue et de hareng dans les Etats baltes et ont mis en attente la proposition controversée visant à ce que les quotas nationaux concernent également les poissons attrapés par les pêcheurs amateurs.
Ils ont aussi réduit le montant de surpêche autorisé qui sera toléré de 20 à 10 %, suscitant les critiques d’un membre vert du PE qui a estimé que ce serait accepter la tricherie légale, bien que ce soit à une échelle réduite.
Selon le nouveau système de points, si le pêcheur commet un certain nombre de délits, par exemple utiliser des filets de petit maillage pour attraper plus de poissons, ou pêcher hors saison, il perdra son droit de pêche dans les eaux de l’UE pendant plusieurs mois.
Après cinq infractions graves, il risque de perdre définitivement son permis.
Les consommateurs doivent savoir que le poisson en vente dans les magasins a été pêché légalement, a dit le ministre de l’Environnement suédois Eskil Erlandsson, qui a présidé la rencontre.
Les pays européens qui ne sont pas parvenus à mettre en vigueur le nouveau système pourraient perdre leur accès aux fonds européens pour entretenir leurs pêcheries et pourraient même voir leurs quotas réduits.
Les contrôles réduisent la marge des pêcheurs pour la surpêche de 20 à 10 %. Mais, le politicien vert Raül Romeva, qui a conduit le débat sur le contrôle des pêcheries au PE, considère que ce n’est pas suffisant.
Ces nouvelles mesures vont resserrer les mailles du filet sur les abus, mais je regrette que l’ont ait pu passer outre des dispositions plus poussées, a dit M. Romeva. Les règles permettent une marge allant jusqu’à 10 % au-delà des limites de prises des pêcheurs, ce qui revient à une certaine forme de légalisation des tricheries.
Les ministres se sont également mis d’accord sur la pêche de la morue, qui pourrait être augmentée de 9 à 15 % dans la mer baltique l’an prochain, après que des signes aient montré que le stock se reconstituait dans cette zone.
On permettra aux pêcheurs de prendre 15 % de morues des Etats baltes de l’est en plus par rapport à ce qui était autorisé (à environ 51 000 tonnes), et 8.6 % pour la morue des Etats baltes de l’ouest (à environ 17 000 tonnes).
La prise du hareng sera réduite de 16.5 % dans les Etats baltes de l’ouest, baisse moins sévère que les 21 % qu’avaient recommandé les scientifiques. Les quotas de harengs seront diminués de 12 % dans le principal bassin balte.
(EurActiv avec Reuters. Article traduit de l’anglais par EurActiv.)



