L' "European Regions Energy Day" (journée de l'énergie des régions européennes), organisée par l'Assemblée des Régions d'Europe (ARE), une entité indépendante des institutions de l'UE, a rassemblé des fonctionnaires d'une multitude d'autorités régionales aux côtés de représentants des institutions de l'UE.
Les délégués régionaux ont présenté des exemples de moyens innovants d'améliorer leur efficacité énergétique, allant des maisons HQE (à haute qualité environnementale) en Suède à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les ports espagnols.
Les régions considèrent qu'elles sont en première ligne dans l'avancée de l'UE vers un secteur énergétique durable, mais certains acteurs -notamment l'ARE- pensent que la Commission européenne s'en est déjà emparé (EurActiv 14/04/10).
S'exprimant lors d'une conférence, le commissaire européen à la politique régionale Johannes Hahn a garantit aux régions que l'exécutif de l'UE les considérait en effet comme des acteurs importants, intégrant leur rôle dans des politiques de l'UE plus larges telles que la stratégie "Europe 2020".
En réponse, la présidente de l'ARE Michèle Sabban a confié à EurActiv qu'alors qu'elle partageait entièrement le sentiment du commissaire Hahn, elle voulait dépasser les paroles pour passer à une véritable action.
Elle a avertit que si l'on de donnait pas un rôle plus central aux régions à l'avenir dans les stratégies directrices de l'UE, ces projets échoueraient.
M. Barroso a échoué à prendre les régions en compte dans son plan de relance économique, et voit maintenant les résultats en Grèce, en Espagne et au Portugal, a-t-elle déclaré, ajoutant : les régions ne vont pas attendre de recevoir des ordres de la Commission lorsqu'il s'agit d'agir sur les réformes énergétiques. Elles prennent elles-mêmes cette responsabilité et ce pouvoir.
M. Hahn préconise d'utiliser l'argent
Le débat ne s'est cependant pas arrêté là. M. Hahn a affirmé qu'il était déçu que la part des fonds régionaux allouée aux projets énergétiques durables ne soit pas utilisée assez rapidement par les Etats membres ou les régions de l'UE.
Mme Sabban a répliqué qu'alors qu'il était en effet important que les régions candidatent pour ces possibilités de financements considérables, lancer de l'argent sur ces problèmes ne suffisait pas.
Même si je reconnais l'importance de ces fonds, l'action politique a également un rôle important à jouer, a-t-elle affirmé.
Les régions coopèrent en matière d'énergie
Par ailleurs, les délégués ont entendu des exemples concrets d'action régionale, où les partenaires améliorent la coopération afin d'apporter de véritables stratégies sur les énergies renouvelables, et d'apprendre des meilleures pratiques utilisées dans les régions dirigeantes.
Les révisions par des acteurs égaux organisées par l'ARE ont offert un forum pour que les régions évaluent les conseils des experts lorsqu'elles développent de nouveaux projets et de nouvelles stratégies, a dit Justyna Podralska, coordinatrice politique de la commission économie et développement régional de l'ARE.
A la demande d'une autorité locale, une commission composée d'experts régionaux ayant un profil énergétique similaire peut être convoquée pour effectuer une visite dans la région d'accueil et compiler les recommandations sur la meilleure façon d'entreprendre le projet en question.
La valeur ajoutée de ces révisions est que les régions avancées peuvent également tirer de nouvelles leçons en participant en tant que membres de groupes d'experts, a ajouté Mme Podralska.
Il s'agit d'un instrument qui concerne toutes les régions, a-t-elle insisté, ajoutant que les experts venant de zones où les politiques sur les renouvelables sont avancées ont souvent appris des solutions choisies par les régions qui progressent moins vite.




