S'exprimant en amont d'un sommet des dirigeants de l'UEqui doit se tenir plus tard dans la journée à Bruxelles, dirigeants qui se sont divisés sur l'aide à apporter à la Grèce pour résoudre sa crise de la dette, Mme Merkel a dit que l'Allemagne était prête à autoriser un mélange des deux mesures afin de renflouer le pays s’il ne pouvait plus se financer via les marchés de capitaux.
Lors du sommet d’aujourd'hui et de demain, le gouvernement allemand défendra son opinion selon laquelle un soutien d'urgence doit provenir d'une combinaison commune du FMI et d'une aide bilatérale de la zone euro. Toutefois, je le répète, ce ne serait qu'en dernier ressort, a affirmé Mme Merkel.
Je soutiendrai vigoureusement que cette décision – le FMI et l'aide bilatérale– est celle qu’il faut prendre. Et nous travaillerons une fois de plus étroitement avec la France sur ce sujet, a-t-elle dit dans le cadre d'une déclaration du gouvernement à la chambre basse du Parlement.
L'Allemagne a fermement résisté aux appels des autres Etats membres visant à promettre une aide à la Grèce criblée de dettes, et Mme Merkel a affirmé qu'elle ne le ferait pas.
Je le répète une fois encore, il ne s'agit pas d'une aide concrète, mais de spécifier et rapporter la décision prise le 11 février, a-t-elle dit, se référant à l'engagement avancé le mois dernier par les dirigeants de l'UE pour agir de manière coordonnée afin de maintenir la stabilité si nécessaire.
La Grèce n'était pas insolvable, et s'était engagée à entreprendre un programme ambitieux de baisse des dépenses, a dit Mme Merkel.
Un bon Européen n'est pas forcément celui qui apporte son aide rapidement. C'est celui qui respecte les traités européens et les droits nationaux afin que la stabilité de la zone euro ne soit pas atteinte, a affirmé Mme Merkel.
Mme Merkel a ajouté que les instruments disponibles pour protéger l'union monétaire n'étaient pas suffisants en ce moment, et qu'il faudrait avancer pour les corriger.
Nous devons arrêter d'utiliser des combines, a-t-elle dit.
Si les pays ne respectaient pas les règles, il aurait fallu mettre en place un mécanisme pour restaurer l'ordre sans déstabiliser la devise du bloc, a poursuivi Mme Merkel.
C'est pourquoi je vais aussi encourager les changements nécessaires au traité de l'UE, pour que les développements non souhaités puissent être combattus par des sanctions adéquates, plus rapidement et plus tôt.
Mme Merkel a affirmé que les règles budgétaires de l'UE n'étaient pas diminuées pour saper de manière délibérée les critères, comme nous avons dû le subir avec la Grèce.
Si un membre de la zone euro devient insolvable dans la situation actuelle, cela présenterait de graves risques pour tous en Europe, a-t-elle soutenu.
(EurActiv avec Reuters. Article traduit de l'anglais par EurActiv.)




