EurActiv Logo
Actualités & débats européens
- dans votre langue -
Actualités en Bulgarie
Actualités en Turquie
Actualité en Allemagne
Actualités en Espagne
Actualités en France
Actualités au Royaume-Uni
Actualités en Pologne
Actualités en République tchèque
Actualités en Slovaquie
Actualités en Hongrie
Actualités en Roumanie
Actualités en Serbie
Greece News
Italy News
Bulgaria Turkey Germany Spain France United Kingdom Poland Czech Republic Slovakia Hungary Romania Serbia Greece Italy
EurActiv.com Réseau

TOUTES LES RUBRIQUES

Nouveau service diplomatique : le Parlement est serein

Publié 07 juillet 2010 - Mis à jour 08 juillet 2010
Version imprimableEnvoyer à un ami

Il est désormais certain que le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) va devenir officiel après la pause de l'été, et commencer à recruter à l'automne, une commission clé du Parlement européen ayant donné son feu vert hier (6 juillet) au service diplomatique de l'UE.

 

Deux semaines après la conclusion de l'accord de Madrid sur le SEAE (voir "Contexte"), les recommandations sur son organisation et ses méthodes de travail, rédigées dans un texte d' Elmar Brok (Parti populaire européen, Allemagne), ont été approuvées par la Commission de politique extérieure du Parlement européen.

Dans le scénario le plus optimiste, le Parlement européen pourrait donner son accord final au SEAE lors de sa session plénière actuelle, qui se termine jeudi. Toutefois, comme l'ont expliqué les eurodéputés dirigeants, il faudrait encore du temps pour que les groupes politiques digèrent le compromis de Madrid.

Les négociateurs du Parlement, Elmar Brok, Guy Verhofstadt (ADLE, Belgique) et Roberto Gualtieri (S&D, Italie) ont dit qu'en général, les demandes du Parlement avaient été remplies.

Les services du Parlement ont publié un bref résumé des principales décisions sur le SEAE, où les eurodéputés ont influencé le processus de consultation.

Substitution

Les eurodéputés qui étaient réticents à voir les fonctionnaires (comme le secrétaire général exécutif) remplacés par Mme Ashton lorsqu'un briefing au Parlement a remporté une garantie selon laquelle, si nécessaire, elle serait remplacée soit par les commissaire de l'UE à l'élargissement, au développement ou à l'aide humanitaire, ou par les ministres des affaires étrangère du pays à la tête de la président européenne pour les questions de Politique étrangère et de sécurité commune (PESC).

Coopération extérieure

Le contrôle sur les programmes de coopération extérieure (développement et politiques de voisinage) resteront sous la responsabilité de la Commission européenne, contrairement à la proposition d'origine de Mme Ashton, qui aurait donné davantage de pouvoir au SEAE.

Les propositions de changements de la politique de développement (Fonds européen de développement et instrument de financement de la coopération au développement) seront préparés conjointement par le SEAE et la Commission, sous la responsabilité du commissaire, puis soumis conjointement à la décision de l'exécutif de l'UE.

SEAE : au moins 60 % de personnel de l'UE

Les eurodéputés ont également obtenu une garantie selon laquelle au moins 60 % du personnel du SEAE sera composé de fonctionnaires  de l'UE permanents. Cela garantit l'identité communautaire du service diplomatique. Les fonctionnaires des services diplomatiques nationaux - qui constitueront un tiers du personnel lorsque le service sera au complet - seront des agents temporaires pour une durée de huit ans avec une possibilité de deux ans de prolongation.

Le recrutement sera basé sur le mérite tout en assurant un équilibre géographique et de genre adéquat, selon le rapport de M. Brok. Des mesures pour corriger les éventuels déséquilibres pourraient être prises lors de la révision du service en 2013.

Le 1er janvier 2011, un total de 1 525 fonctionnaires de la Commission et du secrétariat général du Conseil seront transférés au SEAE. 100 nouveaux postes ont été créés. Le recours à des experts nationaux sera limité à ces experts, qui ne compteront pas comme du personnel des Etats membres (un tiers du total).

Siège du SEAE

Le SEAE aura son siège principal à Bruxelles et sera composé d'une administration centrale et de 136 anciennes délégations de la Commission.

L'administration centrale sera organisée en directions générales comprenant des bureaux géographiques pour tous les pays et régions du monde, ainsi que des bureaux multilatéraux.

Responsabilité politique et budgétaire

Avant d'entrer en fonction, les représentants spéciaux et chefs de délégation aux pays de l'UE et les organisations que le Parlement considère comme stratégiquement importantes s'exprimeront devant la commission des affaires étrangères.

Les chefs de délégations demanderont également l'avis du Parlement sur les principales priorités relatives à la PESC et les eurodéputés qui ont des rôles institutionnels auront accès aux documents confidentiels.

La responsabilité politique et budgétaire du service au Parlement est garantie, avec un droit de regard complet sur le budget du service.

La Commission aura la responsabilité du budget opérationnel. Le Parlement recevra de la Commission un document établissant clairement les parts de l'action externe dans le budget de la Commission, y compris la mise en place de plans de délégations de l'Union, de même que les dépenses de l'action externe par pays et par mission. Le budget administratif du SEAE dans une nouvelle section X "Service européen pour l'action extérieure".

La commission des affaires étrangères et les bureaux  de la commission budgétaire auront un droit de surveillance moindre sur les missions de PESC financées par le budget de l'UE.

Organisation de base

La déclaration sur l'organisation de base stipule qu'il y aura une structure pour les droits de l'homme au niveau du siège principal et également localement dans les délégations de même que dans un département qui assiste les chefs de délégations dans leurs relations avec le Parlement. Concernant la gestion de crise et le maintient de la paix, la déclaration énonce que des structures de politique commune de défense de la sécurité feront partie du SEAE.

Prochaines étapes : 
  • Après la pause de l'été, des changements au règlement financier, les statuts sur le personnel et le budget pour 2010 seront votés, sur lesquels le Parlement a un pouvoir de co-décision avec le Conseil.
  • Un mois après l'entrée en vigueur de la décision sur le SEAE, Catherine Ashton  doit présenter à la Commission une estimation des revenus et dépenses du SEAE afin d'élaborer une modification du budget.
Contexte : 

Le traité de Lisbonne, qui est entré en vigueur le 1er décembre 2009, équipe l'Union européenne d'un Service européen pour l'action extérieure (SEAE) : un corps diplomatique dont l'objectif est de développer une véritable politique étrangère européenne.

En décembre 2009, le Conseil européen avait demandé à Catherine Ashton, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, de présenter une proposition sur l'organisation et le fonctionnement du SEAE, avec pour objectif son adoption d'ici fin avril 2010.

Le 26 avril, les ministres de l'UE ont trouvé un accord politique sur le SEAE (EurActiv 27/04/10), mais le Parlement européen a clairement affirmé qu'il désapprouvait la proposition (EurActiv 11/06/10).

L'impasse a duré jusqu'au 21 juin, lorsque la présidence de l'UE de l'Espagne a trouvé un compromis à Madrid sur l'organisation et le fonctionnement du SEAE (EurActiv 22/06/10).

 

A lire aussi

More in this section

Publicité