L’ancien président de la Commission européenne Jacques Delors et l’ancien premier ministre espagnol Felipe González étaient les hautes personnalités invitées à la rencontre, organisée au sein du palais gouvernemental de la Moncloa mardi.
M. Zapatero a demandé à ces deux personnes, ainsi qu’à l’ancien commissaire espagnol Pedro Solbes, de le conseiller sur les moyens de mieux coordonner les politiques économiques des pays de l’UE, dans le cadre du successeur de l’agenda de Lisbonne pour la croissance et l’emploi, connu comme « la stratégie de l’UE pour 2020 », a rapporté la presse espagnole.
La présidence espagnole espère voir cette stratégie adoptée lors du sommet entre les chefs d’Etat et de gouvernement les 17 et 18 juin (EurActiv 19/11/09).
Le groupe s’est mis d’accord pour dire que la gouvernance économique de l’UE devrait être renforcée, avec notamment la volonté d’améliorer la compétitivité du vieux continent vis-à-vis d’acteurs comme la Chine, l’Inde ou le Brésil. Les discussions se sont axées sur l’approfondissement du marché unique, la mise en place d’une politique énergétique commune et la mise en avant de priorités dans la recherche et l’innovation.
Ces intervenants se sont séparés avec un accord, celui de se rencontrer de nouveau, mais aucune date concrète n’a été fixée pour le moment, ont déclaré des sources gouvernementales.
Les critiques se sont empressées de qualifier la rencontre de « photo opportune », prise à un moment où l’Espagne a enregistré des niveaux historiques de chômage (EurActiv 05/01/10).
Cristóbal Montoro, responsable de la politique économique au sein du Partido Popular, le parti d’opposition de centre droit, a décrit la rencontre comme étant la photo du chômage. C’était aussi une rencontre de socialistes, a-t-il raillé, qui vient à un moment où la plupart des gouvernements européens sont dirigés par des partis de centre droit.
Le quotidien conservateur ABC a écrit que la réunion de la Moncloa n’avait rien produit de plus que des déclarations ternes et mornes. Cet article affirme avec ironie qu’après avoir assumé la présidence de l’UE, M. Zapatero a invité M. González afin de lui demander conseil, ce qu’il n’a jamais fait une seule fois en six ans de mandat à la tête de l’Espagne.



