EurActiv Logo
Actualités & débats européens
- dans votre langue -
Actualités en Bulgarie
Actualités en Turquie
Actualité en Allemagne
Actualités en Espagne
Actualités en France
Actualités au Royaume-Uni
Actualités en Pologne
Actualités en République tchèque
Actualités en Slovaquie
Actualités en Hongrie
Actualités en Roumanie
Actualités en Serbie
Greece News
Italy News
Bulgaria Turkey Germany Spain France United Kingdom Poland Czech Republic Slovakia Hungary Romania Serbia Greece Italy
EurActiv.com Réseau

TOUTES LES RUBRIQUES

Sommet européen : l'Allemagne annule des discussions sur l'éducation

Publié 19 mars 2010 - Mis à jour 22 mars 2010
Étiquettes
Europe 2020 Germany
Version imprimableEnvoyer à un ami

Le débat sur les objectifs en matière d'éducation dans la stratégie Europe 2020 a été supprimé de l'agenda du sommet européen de la semaine prochaine après que l'Allemagne ait exprimé ses inquiétudes de voir l'objectif européen proposé empiéter sur ses compétences fédérales. Un reportage d'EurActiv Allemagne.

Herman Von Rompuy, président du Conseil européen – qui réunit les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE – a été forcé de retirer de l'agenda du sommet européen des 25 et 26 mars une discussion sur l'objectif de l'UE en matière d'éducation.

Wolfgang Reinhart, ministre des Affaires européennes pour le Land allemand de Baden Württemberg, a déclaré à EurActiv Allemagne que cette décision avait été prise après une rencontre à Bruxelles entre ministres des Affaires européennes de plusieurs Länder allemands.

Le système fédéral allemand, a souligné M. Reinhart, garantit que les Länder conservent leur propre compétence en matière d'éducation et que davantage d'implication de l'UE sur cette question créerait des problèmes en Allemagne. L'Autriche se montre également réticente et soutient la position allemande, a-t-il dit.

M. Van Rompuy respecte l'attitude des Länder allemands parce qu'il vient également d'un pays fédéral, a-t-il ajouté.

La réticence des 16 Länder allemands est ressentie par Berlin, a indiqué M. Reinhart, affirmant que cette position lui avait été confirmée par la chancellerie fédérale. Il s'agit donc d'une position commune et l'Allemagne parle d'une seule voix, a-t-il déclaré.

Une décision concernant l'objectif éducation devrait désormais être prise en juin ou même en octobre, a dit M. Reinhart.

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a dévoilé ses projets Europe 2020 le 3 mars, proposant une série limitée d'objectifs sur l'emploi, l'éducation, la R&D et la réduction de la pauvreté, ainsi que des avertissements politiques en cas de non respect par les Etats membres de ces objectifs (EurActiv 03/03/10).

Concernant l'éducation, la Commission a proposé de réduire la part de ceux qui quittent l'école prématurément, pour la faire passer de 15 % aujourd'hui à moins de 10 % en 2020, et pour faire en sorte qu'au moins 40 % des jeunes aient un diplôme.

Cette querelle sur les objectifs en matière d'éducation porte un nouveau coup à la proposition de la Commission européenne d'une stratégie Europe 2020. Les ministres des Finances ont rejeté l'objectif de dépenser 3 % du PIB en R&D, demandant un indicateur de succès davantage tourné vers les résultats (EurActiv 17/03/10).

L'Allemagne est également réticente à voir l'évaluation de la stratégie Europe 2020 réalisée en conjonction avec la surveillance des conditions du Pacte de stabilité et de croissance, qui limite les déficits publics à 3 % du PIB. Plus tôt ce mois ci, la chancelière allemande Angela Merkel a exprimé ses craintes quant au fait de lier si étroitement ces deux éléments, ce qui selon elle rendrait la surveillance fiscale bien trop politique (EurActiv 03/03/10).

Delayed talks: Van Rompuy
Contexte : 

La nouvelle stratégie de l'UE pour la croissance durable et l'emploi, appelée Europe 2020, arrive au beau milieu de la pire crise économique connue depuis des décennies.

Elle remplace l'Agenda de Lisbonne, adopté en 2000, qui a largement échoué à faire de l'Europe "l'économie du savoir la plus dynamique au monde d'ici 2010".

Le nouvel agenda met l'innovation et la croissance verte au cœur de son modèle de compétitivité et propose un contrôle plus strict des programmes de réforme nationaux, l'une des plus grandes faiblesses de la stratégie de Lisbonne.

Lors d'un sommet du 11 février, les dirigeants de l'UE ont largement approuvé un document du président du Conseil Herman Van Rompuy, qui a appelé à une mise en œuvre plus rigoureuse et un contrôle des procédures pour la nouvelle stratégie (EurActiv 11/02/10).

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a formellement dévoilé ses projets le 3 mars, proposant une série limitée d'objectifs sur l'éducation, la R&D et la réduction de la pauvreté, ainsi que des avertissements politiques pour les pays de l'UE qui ne les respecterait pas (EurActiv 03/03/10).

A lire aussi

More in this section

Publicité