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Head of Unit - Corporate Services M/F (Grade AD 10)
Permanent representative in Madrid
Principal, Border Management Staff College (P5)
Stagiaire / Trainee - for the leading EU policy media
Junior Scientific and Technical Advisor
Assistant Communications & Public Affairs Departments
Mettre une annonceLe commissaire à la santé et à la protection des consommateurs, Markos Kyprianou, a présenté le Livre vert de la Commission pour une "Europe sans fumée de tabac" : "Je souhaite que l'interdiction de fumer s'applique partout en Europe".
Selon la Commission, le tabac est la cause principale de décès pouvant être évité dans l'Union européenne. Environ 650 000 personnes meurent chaque année à cause du tabac et 79 000 sont victimes du tabagisme passif. En ce qui concerne le poids économique du tabac, de récentes statistiques
révèlent que les maladies liées au tabagisme dans l'UE à 25 coûtent chaque année entre 98 millions et 130 millions d'euros, soit entre 1% et 1,4% du PIB dans chaque pays.
Actuellement, plusieurs résolutions et recommandations non-contraignantes
invitent les Etats membres à prendre des mesures de protection contre le tabagisme passif. De plus, des directives en matière de santé et de sécurité au travail établissent certaines restrictions au tabagisme sur le lieu de travail.
Dans son plan d'action européen 2004-2010 en faveur de l'environnement et de la santé
, la Commission s'est engagée à examiner les mécanismes juridiques et les initiatives de promotion de la santé pour atteindre l'objectif d'une "Europe sans fumée de tabac".
"Le tabagisme passif tue. Ceux qui prétendent le contraire mentent aux autres ou se mentent à eux-mêmes," a déclaré le commissaire Markos Kyprianou lors de la présentation du Livre vert
de la Commission sur les espaces non-fumeurs le 30 janvier 2007.
Ce Livre vert intitulé "Vers une Europe sans fumée de tabac : les options stratégiques au niveau de l'Union européenne" lance un vaste débat public sur les meilleurs moyens de lutter contre le tabagisme passif dans l'UE. La Commission veut savoir quel rôle elle est sensée jouer à cet égard et quelles options stratégiques les différents acteurs concernés préfèrent.
Ces options vont du maintien du status quo à l'introduction d'une "législation contraignante". Entre les deux, le Livre vert propose des mesures volontaires et l'auto-règlementation fondée sur le dialogue social européen, une méthode ouverte de coordination pour faire converger les lois antitabac et des recommandations du Conseil ou de la Commission.
Parmi ces options, le Livre vert considère qu'une "politique d'interdiction générale serait la plus bénéfique pour la santé publique".
"Je souhaite que l'interdiction de fumer s'applique partout en Europe," a déclaré le commissaire Kyprianou, soulignant les preuves scientifiques de la nocivité du tabagisme passif et l'impact des interdictions de fumer dans les lieux fermés sur la baisse générale de la consommation de tabac.
"Ce n'est pas à l'Europe d'imposer des zones non-fumeurs dans les Etats membres par le biais de législations toujours plus lourdes," a déclaré le député européen John Bowis (Groupe PPE-DE). Selon lui, bien que les interdictions de fumer soient positives, l'Europe ne doit pas tenter d'imposer une politique à échelle européenne, certains Etats membres commes la France ayant montré qu'ils étaient capables de faire beaucoup dans ce domaine "sans utiliser plus de législation européenne dans leurs systèmes".
Une enquête
Eurobaromètre
sur l'attitude des Européens à l'égard du tabac dans les 25 Etats membres révèle que 75% des Européens sont conscients du fait que la fumée de tabac constitue un risque pour la santé des non-fumeurs et que la majorité des citoyens européens soutiennent les politiques antitabac. 86% des personnes interrogées souhaitent qu'il soit interdit de fumer sur leur lieu de travail et 84% dans les lieux publics fermés. 61% sont en faveur de l'interdiction de fumer dans les bars et 77% dans les restaurants.
Encore récemment, l'approche stratégique des Etats membres pour lutter contre le tabagisme consistait avant tout à augmenter les prix et les taxes. Depuis quelques années, plusieurs Etats membres ont commencé à mettre en place une législation sur les espaces non-fumeurs
, dont l'objectif est de réduire l'impact du tabagisme passif sur tous les citoyens, notamment les travailleurs dans les secteurs de l'hotellerie-restauration et des loisirs. En mars 2004, l'Irlande est devenue le premier pays au monde à instaurer une interdiction nationale de fumer dans les pubs, les restaurants et d'autres lieux fermés.
Le Comité permanent des médecins de la C.E. (CPME) et le Groupe pharmaceutique de l'Union européenne (PGEU) considèrent que "la Commission européenne et les gouvernements des Etats membres ont l'obligation morale de compléter la législation antitabac par une politique efficace pour inciter les fumeurs à arrêter." Selon ces deux organisations, cette politique doit prévoir une hausse progressive des prix et des taxes et des campagnes de sensibilisation et d'information sur les risques pour la santé, notamment en direction des jeunes.
L'Association européenne de tabac à fumer (ESTA) "soutient des mesures pour les fumeurs et les non-fumeurs qui minimisent les éventuels effets néfastes du tabagisme dans les lieux publics et sur le lieu de travail par des espaces non-fumeurs isolés, un système de ventilation performant et une filtration de l'air." Selon l'ESTA, la meilleure façon de parvenir à ce résultat est de mettre en place des législations locales ou nationales ou des accords volontaires, par exemple entre les employeurs et les employés ou entre l'industrie et le législateur.
L'Association des fabricants de tabac, la fédération professionnelle des sociétés de tabac en exercice au Royaume-Uni, considère que le gouvernement doit conserver son approche volontaire pour réglementer le tabagisme dans les lieux publics. "L'auto-règlementation permet déjà de créer plus d'espaces non-fumeurs et laisse le choix au grand public. Une législation est inutile et entraînerait une bureaucratie coûteuse et oppressive."