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Head of Unit - Corporate Services M/F (Grade AD 10)
Permanent representative in Madrid
Principal, Border Management Staff College (P5)
Stagiaire / Trainee - for the leading EU policy media
Junior Scientific and Technical Advisor
Assistant Communications & Public Affairs Departments
Head of Section, responsible for high-performance computing and data handling
Mettre une annonceLe dernier élargissement en date de l’UE a souligné le fait que les citoyens des pays d’Europe centrale et orientale, moins prospères que les 15 anciens Etats membres de l’UE, ont des conditions de santé moins bonnes et une espérance de vie plus courte que ceux d’Europe occidentale. En plus de cet écart entre l’Europe de l’Est et celle de l’Ouest, les différences en matière de santé entre les groupes socioéconomiques se sont aggravées dans de nombreux pays car les déterminants socioéconomiques comme l’éducation, l’emploi et le mode de vie ont un impact sur la santé.
Concernant l’accès (inégal) aux soins de santé, l’UE devra s’attaquer en priorité aux inégalités de santé de plus en plus marquées entre ses Etats membres. La plupart des pays européens ont identifié des liens entre les inégalités et les situations défavorisées et leurs effets négatifs sur la santé. Des rapports nationaux ont souligné le fait que, bien que les conditions de santé se soient améliorées en moyenne au cours des 50 dernières années, ces dernières décennies, les inégalités sociales n’ont pas bougé ou se sont aggravées. Une étude de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) a constaté que la mortalité en France chez les ouvriers âgés entre 45 et 59 ans était 71% plus élevée que chez les cadres.
Un autre problème souvent évoqué concernant les inégalités sociales est la mise à disposition tardive de médicaments novateurs dans certains Etats membres – même s’ils sont déjà disponibles dans d’autres Etats. Ce problème est essentiellement du aux différentes procédures d’autorisation selon les Etats membres. Parfois, les gouvernements ont intérêt à retarder la mise sur le marché de nouveaux médicaments afin de réduire les coûts de santé publique.
Comment réduire cet écart ? Plusieurs options politiques sont disponibles :
La gestion des systèmes de santé est une compétence exclusive des Etats membres. Néanmoins, l’UE a pris certaines initiatives afin de renforcer les normes de santé dans l’UE.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’un des points essentiels est que les enfants soient en bonne santé et soient suffisamment résistants pour le rester tout au long de leur vie, car la plupart des pays ont des taux de naissance en baisse et des populations de plus en plus âgées.
Selon le responsable de la politique européenne à la Coalition européenne des patients atteints de cancer, Hildrun Sundseth, « de nombreux décès dus au cancer pourraient être évités chaque année si les examens destinés à détecter tôt les cancers étaient effectués de façon systématique. » Les chiffres indiquent que 25 000 vies de femmes pourraient être sauvées chaque année si l’examen pour le cancer du sein selon les normes de qualité européennes était réalisable dans toute l’Europe.
Un rapport de l’Institut européen sur la santé des femmes en Europe souligne les différences constatées en Europe concernant l’état de santé des femmes, leur exposition à des risques pour la santé et leur accès aux soins de santé. « Réduire ces inégalités de santé grâce à la promotion de la santé, la prévention des maladies et des actions multi-sectorielles doivent figurer au cœur de la politique de santé publique aux niveaux national et européen, » a commenté la députée européenne Irena Belohorska.
Le centre international de longévité au Royaume-Uni considère que l’âge doit être envisagé comme l’un des éléments des inégalités de santé et souligne le fait que la promotion de la santé et les campagnes de santé publique ont tendance à mettre surtout l’accent sur le changement de comportements chez les jeunes. Il estime que « la prévention doit être aussi destinée aux personnes âgées » et considère qu’avoir une alimentation saine, être non fumeur faire de l’exercice physique et consommer de l’alcool avec modération sont les principaux facteurs qui permettent de vieillir en bonne santé.