Cet indice, qui classe 34 pays en fonction de 42 indicateurs portant sur les droits des patients, les temps d'attente, les résultats médicaux et l'éventail de services et de médicaments disponibles, est fondé sur des statistiques publiques, des sondages réalisés auprès des patients et des études indépendantes.
Les Pays-Bas occupent le haut du classement depuis trois ans, récoltant 872 points sur 1000, suivis du Danemark, de l'Islande, du Luxembourg et de la Belgique.
Toutefois, plus de pays ont enregistré un score supérieur à 700 que l'année dernière et l'écart s'est réduit entre les Etats, selon la Health Consumer Powerhouse, le groupe de réflexion suédois en charge du rapport.
La République tchèque s'en sort bien
Lors d'une réunion au Parlement européen hier (15 mai), le Dr Arne Björnberg, à la tête de l'équipe chargée de compiler ces informations, a déclaré que l'indice tendait à montrer que « la crise n'avait pas affecté les soins de santé ». Il a cité en exemple le taux inchangé de mortalité infantile.
« La mortalité infantile est habituellement le premier signe d'une baisse de la qualité des soins de santé », a-t-il expliqué.
Les chiffres mettent toutefois en exergue de nouvelles différences et tendances entre les pays du vieux continent.
Les Pays-Bas, la Belgique et les pays nordiques forment un ensemble de pays très développés avec des systèmes de santé axés sur les patients, mais ils sont suivis de près par des pays comme la République tchèque, la Slovaquie, la Croatie, la Lituanie et l'Estonie.
Dans le même temps, l'Allemagne et l'Autriche sont descendues dans le classement cette année, de la 6e à la 14e place et de la 4e à la 11e place respectivement.
Bien que Chypre, la Grèce et l'Espagne restent à la traîne, leur situation n'a pas empiré, et ce malgré les contraintes qu'ont subies leurs budgets de santé.
Une situation en perpétuel changement
Peu d'indicateurs ont fait transparaître un impact potentiel de la crise économique sur les soins de santé malgré les coupes budgétaires dans les pays les plus durement touchés par la crise de la dette dans la zone euro. Il s'agit notamment d'une tendance à des temps d'attente plus longs dans les hôpitaux et à des opérations chirurgicales plus coûteuses dans les pays les plus touchés par la récession économique. Le rapport constate également une part accrue de paiements directs pour les services de santé et un manque d'amélioration, voire une détérioration, de l'accès aux nouveaux médicaments.
Lors de l'évènement au Parlement, plusieurs commentateurs ont exprimé des doutes quant au fait que ces résultats reflètent réellement l'impact de la crise sur les systèmes de santé.
« Il est important de rester prudent dans l'analyse de ces résultats et de prendre en compte la réalité de la vie de tous les patients », a expliqué Nicola Bedington du European Patient's Forum, un groupe de plaidoyer sur la santé publique.
« Il est très surprenant de ne constater aucune détérioration de la qualité des soins étant donné les histoires que nous entendons dans certains pays, même parmi les mieux classés », a-t-elle expliqué.





