Le rapport intitulé "Country Profiles of the Environmental Burden of Disease" identifie, pour 53 pays de la Région européenne de l'OMS, une série de données portant, par exemple, sur l’impact des infections respiratoires, des traumatismes ou des cancers dont la prévention est possible en améliorant un certain nombre de facteurs environnementaux.
Les auteurs de ce rapport, publié le 13 juin 2007, indiquent que "des interventions sanitaires éprouvées sur l'environnement permettraient de réduire de près de 20 % le nombre total de décès dans la Région européenne de l'OMS". Les niveaux de risque les plus faibles sont enregistrés dans les pays d'Europe du nord et de l'ouest, tandis que des niveaux élevés sont signalés dans certains pays d'Europe orientale.
Parmi les 27 pays de l’Union européenne, les trois pays baltes – l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie – sont les plus touchés. La charge de morbidité attribuable à l'environnement (nombre d'années de vie corrigées du facteur invalidité (AVCI)) avoisine 18-20%, tranchant avec les 13% de Chypre, taux le plus bas parmi les 27 Etats membres. Le docteur Marc Danzon, directeur régional de l'OMS pour l'Europe, précise : "Les variations significatives de la charge de morbidité d'un pays à l'autre démontrent la nature potentiellement évitable de beaucoup de ces menaces. Cela nous donne de l'espoir et un défi pour l'avenir".
En tant que l'un des groupes les plus vulnérables de notre société, les enfants sont spécialement sensibles aux menaces environnementales. Selon les estimations de l'OMS, "la proportion de décès dus à une exposition aux dangers de l'environnement passe à 34 % chez les enfants et adolescents de moins de 19 ans".



