Sections
Mini Sections
EPIA Business Development Unit Intern – Paid Internship
Interim Public Affairs Manager
Network and CrossLingual Projects Director
Account Executive in Public Affairs - Financial Services Practice
Policy advisor International Affairs
Writer/Web Editor - Native English
Consultant (Scientist) to work on the NERC-funded project "VALOR"
Mettre une annonceLe phénomène croissant d'obésité pourrait compromettre les perspectives de vies plus longues et plus saines pour l'ensemble des citoyens européens, indique le Directeur général de la DG Sanco, Robert Madelin, dans un entretien avec EurActiv.
L'obésité est l'un des principaux problèmes de santé publique du 21ème siècle. Depuis les années 1980, le nombre de personnes touchées par ce phénomène dans l'UE a triplé et continue d'augmenter à un rythme alarmant, notamment chez les enfants. Selon les estimations, 7% du total des coûts européens de santé sont dépensés pour traiter des maladies relatives à l'obésité.
La Commission a adopté en décembre 2005 un Livre vert
sur l'obésité intitulé Promouvoir une alimentation saine et l’activité physique: une dimension européenne pour la prévention des surcharges pondérales, de l’obésité et des maladies chroniques.
Interrogé par EurActiv sur les véritables conséquences du problème d'obésité en Europe, le directeur général de la DG Sanco, Robert Madelin
, a déclaré : "Le phénomène d'obésité pourrait en 10 ou 20 ans compromettre la principale hypothèse relative à notre démographie
, selon laquelle nous allons tous vivre plus longtemps et en meilleure santé." Selon lui, la situation est déjà très préoccupante dans les pays méditerranéens, où les taux d'obésité chez les adolescents dépassent désormais les 30% en Grèce et en Italie. Les pays les plus touchés en Europe, le Royaume-Uni et la Pologne, connaissent déjà une situation semblable à celle aux Etats-Unis.
"L'obésité est clairement une question de comportement. En définitive, tout individu pourrait avoir le poids idéal - donc pourquoi n'est-ce pas le cas?" s'interroge M. Madelin. Pour lui, les gènes sont en partie responsables, le reste étant lié au comportement de l'individu et à notre mode de vie moderne. Soulignant qu'une "grande partie du problème est lié à l'environnement," M. Madelin considère que le rôle de l'UE dans la lutte contre l'obésité comporte trois dimensions : légiférer sur les questions comme l'étiquetage des produits alimentaires; renforcer l'engagement au niveau politique; et proposer un 'espace expérimental' pour voir quelles pratiques fonctionnent et quelles sont les meilleures.
Concernant le dossier européen actuel sur l'étiquetage des emballages, M. Madelin estime que les campagnes d'éducation et d'information sont nettement plus importantes que les règlementations. "La philosophie est de ne pas réglementer à moins d'y être contraint," a déclaré M. Madelin, tout en précisant qu'il est nécessaire dans certains cas de réglementer au niveau européen, pour éviter que les entreprises n'aient à respecter 25 règlements différents.
Dans le cadre de la plateforme européenne d'action sur l'alimentation, l'activité physique et la santé
, la Commission tente actuellement d'encourager les ONG et les opérateurs économiques à prendre part de façon effective à la lutte contre l'obésité. "Plus leur intervention est efficace, moins l'on constate de dysfonctionnement du marché et moins il est nécessaire d'intervenir au niveau du grand public."
Pour le secteur alimentaire, les avantages économiques liés à des produits sains se trouvent dans les ventes, cet argument étant de plus en plus pris en compte. M. Madelin considère qu'une intervention au niveau public peut encourager l'industrie à accélérer le mouvement.
Cliquer pour lire cet entretien dans son intégralité.