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Santé : une étude met en évidence les économies considérables d'une politique climatique plus strict

Publié 02 octobre 2008
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L’UE pourrait économiser jusqu’à 25 milliards d’euros chaque année en instaurant des politiques climatiques plus ambitieuses, selon une nouvelle étude publiée par des ONG actives dans les domaines de la santé et de l’environnement

En faisant passer ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2020 de 20 à 30 %, l’UE pourrait augmenter ses économies dans le secteur de la santé de 48 %, soit 6,5 à 25 milliards d’euros par année. C’est ce qu’indique un rapport mandaté par la Health and Environment Alliance (HEAL), le Climate Action Network Europe (CAN-E) et le WWF. De plus, les bénéfices s’accroîtraient d’année en année.

Ces estimations se fondent sur des évaluations économiques par rapport à l’amélioration de la santé et de l’espérance de vie suscitée par une meilleure qualité de l’air. Les économies qui seraient réalisées par l’industrie et les gouvernements sont également prises en compte en termes de réduction des journées de travail perdues et de diminution des coûts des services de santé. 

Selon l’étude, un objectif de réduction des émissions plus élevé représenterait chaque année 105 000 années de vie en plus et 2 800 hospitalisations en moins. Ces bénéfices pour la société s’accompagneraient pour l’industrie d’une économie annuelle de deux millions de journées de travail. 

Jusqu’à maintenant, le débat sur le changement climatique a abordé exclusivement les coûts représentés pour l’industrie et pour l’économie. Mais selon Delia Villagrasa, conseillère de haut rang auprès du WWF, les coûts de la pollution climatique pour la société ont été négligés dans une grande mesure. Cette déclaration est intervenue en référence à l’amélioration de la qualité de vie des citoyens européens au cas où des sources d’énergie plus propres étaient utilisées. 

Le rapport a également signalé que des politiques climatiques plus fermes aideraient à protéger les forêts, les écosystèmes et les monuments historiques, ce qui ajoute encore aux bénéfices quantitatifs. Par ailleurs, les entreprises européennes devraient réaliser d’importantes économies en mettant en œuvre des mesures de contrôle de la pollution atmosphérique. 

Tout le monde gagne à agir sur le changement climatique, a affirmé Tomas Wyns, chargé de mission sur le système d’échange de quotas d’émissions auprès de CAN-E. L’application d’objectifs plus stricts bénéficierait autant à la planète qu’à la santé des citoyens européens et qu’à l’industrie car elle réduirait les coûts liés au contrôle de la pollution atmosphérique, a-t-il ajouté.

Les ONG espèrent que les bénéfices sanitaires démontrés persuaderont l’UE de soutenir un objectif minimal de 30 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. Actuellement, l’UE a promis de réduire ses émissions totales de 20 % d’ici 2020. Mais elle s’est engagée à augmenter cet objectif à 30 % au cas où un nouvel accord international sur le changement climatique englobant d’autres grands émetteurs tels que les Etats-Unis et la Chine est adopté l’année prochaine à Copenhague. 

 

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