Le 30 janvier 2008, la Commission a adopté une proposition pour réviser les règles actuelles d’étiquetage des denrées alimentaires. Cette proposition refond en une directive unique deux anciennes réglementations, celle sur les règles générales concernant l’étiquetage et celle sur l’étiquetage concernant les informations nutritionnelles.
Présentant la proposition, le commissaire à la Santé, Markos Kyprianou, a déclaré : « Les étiquettes des denrées alimentaires peuvent avoir une influence déterminante sur les décisions d’achat du consommateur. Une étiquette floue, surchargée ou trompeuse, loin d’aider le consommateur, peut lui compliquer la tâche. La proposition adoptée aujourd’hui a pour objet de garantir que les informations essentielles figurent, de façon claire et lisible, sur les étiquettes des denrées alimentaires, pour donner au consommateur européen les moyens de faire le choix d’une alimentation équilibrée ».
Concernant l’étiquetage des informations nutritionnelles, la directive, si elle était adoptée sous sa forme actuelle, introduirait :
- l’étiquetage obligatoire sur le devant de l’emballage pour une série de nutriments : énergie, graisses totales, graisses saturées, hydrates de carbone, sucres et sel ;
- une hauteur minimum des caractères sur les étiquettes : 3 mm ;
- la mention au dos de l’emballage des apports journaliers recommandés (AJR), c’est-à-dire la valeur énergétique moyenne nécessaire pour les hommes et les femmes de 19 à 50 ans, de poids normal et en bonne santé (à ce jour, il n’y a pas d’AJR pour les enfants).
Ces obligations en matière d’étiquetage concernent les denrées transformées et les boissons, et non les aliments non transformés, comme la viande et les légumes.
Hormis la liste des six nutriments sur le devant de l’emballage, M. Kyprianou a déclaré que les Etats membres étaient libres de développer, avec les parties prenantes, des systèmes nationaux pour la présentation de ces informations. Chaque Etat membre peut donc décider d’ajouter des éléments visuels symboliques, comme un système de feux de signalisation, à côté des valeurs numériques.
Les boissons alcoolisées (sauf les mélanges d’alcool fort et de soda) n’entrent actuellement pas dans le champ de la proposition. Un responsable de la Commission a évoqué à la fois la complexité des méthodes de production et un choix politique pour justifier cette dérogation pour le vin, la bière et les spiritueux.
Cependant, l’alcool pourrait être inclus dans la directive cinq ans après son entrée en vigueur et suite à d’autres consultations. Le secteur de l’alcool devrait alors indiquer la valeur calorique de ses produits.



