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Les ministres de la santé des 27 Etats membres ont indiqué leur intention de négocier avec l'industrie pharmaceutique pour rendre abordable l'accès aux traitement antirétroviraux, exhortant à la solidarité avec les nations les plus pauvres.
Le 31 mai 2007, les 27 ministres européens de la santé ont tenu un débat politique sur la manière de lutter contre le VIH/Sida dans l'UE et les pays voisins. Ils ont reconnu que la prévention contituait un élément fondamental de la lutte contre le VIH/Sida et ont appelé la société civile, les médias et le secteur privé à unir leurs efforts en matière de prévention. Le Conseil a également adopté des conclusions
s'appuyant sur les résultats de la conférence sur le VIH/Sida tenue par la présidence allemande en mars 2007.
En matière d'accès aux traitements antirétroviraux à des prix abordables, les ministres ont souligné la "nécessité de négocier avec l'industrie pharmaceutique et de se montrer solidaires avec les pays traversant des difficultés économiques".
Combattre le VIH/Sida est l'une des priorités de la présidence allemande. La chancelière Angela Merkel a indiqué que le sujet serait discuté lors de la rencontre des chefs d'Etat et de gouvernement au Sommet de juin 2007. L'Allemagne détient également la présidence du groupe du G8 (les 8 pays les plus industrialisés) qui devrait débattre lors du Sommet du 6 au 8 juin 2007
de la nécessité de renforcer les systèmes de soins africains, en mettant principalement l'accent sur la lutte contre le VIH/Sida.
En parallèle, la Commission a annoncé le 31 mai 2007 que l'UE verserait une forte contribution au Fonds Mondial
pour l'année 2007, proposant 100 millions d'euros supplémentaires par an pour 2008-2010. Cette décision porterait à 400 millions d'euros la contribution totale de la Commission au Fonds mondial sur une période de 4 ans. Elle avait déjà versé à ce Fonds plus de 500 millions d'euros depuis 2002, contribuant à aider les pays en développement à lutter contre le VIH/Sida, le paludisme et la tuberculose.
Au niveau des Etats membres de l'UE, la France seule s'est déjà engagée depuis 2002 à hauteur de 1 milliard d'euros, alors que globalement, le plus gros contributeur individuel reste les Etats-Unis déjà engagés à hauteur de 2,2 milliards d'euros. Le président Bush a annoncé le 30 mai 2007 son intention de doubler la contribution financière que les Etats-Unis destinent à la lutte mondiale contre le VIH/Sida pour la porter à 22 milliards d'euros. Ceci porterait la contribution américaine à la lutte contre le VIH/Sida sur une période de 10 ans à quelques 36 milliards d'euros.