La Fondation européenne pour la science (FES) a mené une étude prospective de deux ans sur la nanomédecine, l'application médicale des nanotechnologies. L'étude est la première du genre en Europe et établit que le vieux continent est "à la pointe de cette nouvelle vague de technologies". Grâce à la petite taille des nanoparticules, les outils de nanomédecine peuvent manipuler les systèmes biologiques du corps humain au niveau moléculaire et pourraient révolutionner les soins médicaux et la recherche.
Selon le professeur Ruth Duncan de l'université de Cardiff, "l'Europe est à la pointe de la recherche et du développement dans plusieurs domaines de la nanomédecine, dont les produits pharmaceutiques à l'échelle nanométrique et les systèmes de délivrance des médicaments".
Cependant, selon l'étude, il est urgent d'améliorer la communication, la collaboration interdisciplinaire et l'enseignement nanomédical. Un processus réglementaire spécifique aux agents nanomédicaux doit également être créé pour contribuer à la création d'applications cliniques et de produits commercialisables à partir des résultats obtenus en laboratoire. L'Europe risque sinon de perdre les bénéfices économiques et médicaux de ses avancées dans le domaine de la nanomédecine.




