Le 22 mars 2007, le Conseil Transports de l'UE a communiqué aux partenaires du consortium réuni autour de Galiléo la date limite à laquelle les huit entreprises doivent avoir résolu leurs problèmes internes liés à la répartition des responsabilités, la structure organisationnelle, le partage des risques et les aspects financiers laissés en suspens.
Ce consortium réunit AENA, Alcatel, EADS, Finmeccanica, Hispasat, Inmarsat, TeleOp et Thales.
Le commissaire aux transports, Jacques Barrot, a déclaré que si les huit membres du consortium ne s'entendaient pas d'ici le 10 mai 2007 sur la structure juridique d'une seule entreprise en charge de Galiléo et sur la désignation d'un directeur général, la Commission "envisagerait toutes les alternatives possibles, notamment un nouvel appel d'offre". Les termes du contrat devrait être officiellement signés au plus tard en septembre 2007.
Le ministre fédéral allemand des transports, Wolfgang Tiefensee, a déclaré : "Les intérêts divergent au sein du consortium et les efforts déployés pour résoudre cette situation sont encore insuffisants. La pression que nous avons exercée a déjà dans une certaine mesure fait progresser le consortium mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et nous souhaitons accélérer le processus en fixant une échéance courte".
Le Conseil a également mandaté la Commission, lui demandant d'envisager en parallèle des solutions alternatives pour présenter au Conseil Transports de juin 2007 une évaluation sur l'évolution du projet Galiléo. Wolfgang Tiefensee a indiqué : "D'ici le conseil de juin, nous examinerons la situation et nous déciderons le cas échéant s'il faut garder le même cap ou chercher de nouvelles solutions".
Des diplomates ont indiqué que les retards étaient dûs principalement aux ambitions des Espagnols, désireux d'obtenir plus que prévu dans l'accord initial fondant le consortium. Interrogé sur d'éventuelles discussions au Conseil portant sur le rôle de l'Espagne dans ce retard, le commissaire Jacques Barrot a simplement répondu : "Pour que le projet Galiléo réussisse, tous les Etats membres doivent comprendre que les applications de Galiléo bénéficieront à chacun d'entre eux. Il serait prématuré qu'un Etat membre jouisse d'avantages immédiats de Galiléo dans son pays car cela affaiblirait ce projet qui n'a pas encore démarré et qui ne portera ses fruits qu'à un stade ultérieur".




