Depuis l'introduction de cette idée en février 2005 par le président de la Commission, José Manuel Barroso, l'IET a fait l'objet de nombreuses critiques. Le plan initial de la Commission, qui proposait la construction d'un campus unique tout en insistant sur les engagements à long terme des entreprises et des chercheurs, a été rejeté par le propre comité consultatif de la Commission (EURAB).
Dans son premier rapport, publiée en avril 2005, les experts de l'EURAB ont mis en garde la Commission, précisant qu'un institut de recherche de classe mondiale ne pouvait être créé selon une méthode descendante" et que "pour voir le jour l'IET devait dès le début obtenir le soutien plein et entier de la communauté des entreprises, et que l'indépendance du comité de direction devait être clairement établie et protégée".
En mars 2006, l'IET a reçu un second soufflet, au moment où le Conseil européen n'a pas tenu compte de la création de l'IET sur un même campus, existant ou en projet. Les chefs d'Etat et de gouvernement ont plutôt préféré soutenir sa création sous la forme d'un réseau virtuel d'institutions déjà en place, contraignant ainsi la Commission à édulcorer sa proposition originale pour proposer un projet final de directive (octobre 2006) à la suite des recommandations du Conseil européen.
La proposition est en cours de discussion dans deux commissions parlementaires (Industrie et Recherche - Culture et Education) et un conseil ad hoc, mis en place et dirigé par la présidence allemande, vivement opposée à l'ensemble du projet. Le but de la présidence allemande est de trouver un accord sur une seule "CCI miniature", limitée dans le temps, qui permettrait de tester le concept avant la création effective de l'IET.




