Le chiffre de 3 % constitue l'un des objectifs principaux de la stratégie de croissance Europe 2020 et a été soutenu fermement par la commissaire à l'Innovation Máire Geoghegan-Quinn (EurActiv 09/03/10).
Se rencontrant à Bruxelles hier (16 mars), les ministres des Finances ont appelé à une réflexion urgente sur des indicateurs plus larges pour mesurer la R&D et l'innovation, mettant le Conseil européen sur la route de l'exécutif de l'UE, qui a mis son poids politique derrière cet objectif.
Considérer les dépenses comme indicateur est controversé et a créé des divergences entre les ministres des finances et de la Recherche à travers l'Europe. Avec des budgets publics sous pression, les ministres des finances sont réticents à s'engager à davantage de dépenses en R&D.
Máire Geoghegan-Quinn s'est directement référée à la querelle entre les ministres plus tôt ce mois-ci lorsqu'elle avait défendu l'objectif de dépense de 3 %.
Je sais que c'est controversé. Mais je crois qu'on devrait le conserver. Les ministres de la Recherche m'ont très clairement dit que son existence avait renforcé leur position au moment de négocier avec leurs ministres des Finances. Porter atteinte à cette discipline maintenant est exactement ce qu'il ne faut pas faire, a-t-elle affirmé (EurActiv 09/03/10).
Cependant, elle a également dit qu'elle mettrait en place un panel d'experts pour réfléchir à de nouveaux indicateurs pour mesurer l'apport de la recherche et de l'innovation.
La semaine dernière, Gerard de Graaf, fonctionnaire de la Commission travaillant sur la mise en œuvre de la stratégie de 2020, a également reconnu qu'il y avait des problèmes quant au respect des engagements de dépense.
Il a affirmé qu'utiliser des objectifs de contribution – comme les dépenses – était loin d'être idéal mais que cela restait la meilleure option disponible actuellement. Nous sommes déterminés à parvenir à une meilleure mesure des rendements, a-t-il dit, ajoutant que des grilles de références similaires au niveau international étaient nécessaires.
Début de la fin pour les mesures de crise
D'autre part, les ministres des Finances se sont accordés pour retirer les politiques introduites au moment de la crise économique, comme les garanties bancaires et le soutien aux emplois à temps partiel.
Les ministres ont également souligné le fait que certains Etats membres avaient étendu leurs mesures temporaires au-delà de 2010 et les ont pressés de les retirer dès que possible.
Ils ont également accepté de mettre en œuvre des réformes afin de remettre les finances publiques sur une voie durable et ont appelé l'exécutif de l'UE à élaborer un rapport sur les principaux obstacles structurels aux réformes d'ici mai.





