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La Commission a appelé les Etats membres à respecter le principe de précaution dans la recherche sur les nanosciences, pour anticiper leurs effets éventuels sur l’environnement, la santé et la sécurité.
Alors que les produits nanotechnologiques sont déjà largement utilisés dans des domaines comme l’alimentation, l’électronique et les cosmétiques, le débat politique sur la réglementation des nanotechnologies commence à peine. Mais le manque de connaissances scientifiques et l’absence de preuve sur les risques en matière de santé et de sécurité des nanotechnologies rendent toute réglementation impossible.
A ce jour, aucun gouvernement dans le monde n’a mis en place une réglementation spécifique aux nanotechnologies, mais toutes les parties prenantes s’accordent à dire qu’il faut poursuivre les recherches sur les risques sanitaires et environnementaux dus aux nanoparticules, afin qu’aucun scandale, comme celui de l’amiante, ne porte préjudice aux entreprises dans ce domaine à l’avenir.
Durant l’été 2007, la Commission a organisé une consultation
sur un code de bonne conduite pour une recherche responsable en nanosciences et en nanotechnologies, afin d’obtenir des contributions pour publier une recommandation à ce sujet.
Elaborer un code faisait également partie des ambitions de la Commission visant à « promouvoir une diffusion équilibrée de l'information sur les nanotechnologies et d'alimenter un dialogue ouvert ». Le code a été annoncé dans le plan d'action 2005-2009
de l'UE pour les nanosciences et nanotechnologies.
D’après le code de bonne conduite de la Commission pour une recherche responsable en nanosciences et en nanotechnologies (N&N), adopté le 7 février 2008, les Etats membres doivent appliquer le principe de précaution afin de protéger dans la course aux activités de recherche en N&N non seulement les chercheurs, les premiers en contact avec les nanoobjets, mais également les professionnels, les consommateurs, les citoyens et l’environnement.
La Commission recommande aux Etats membres de suivre les principes généraux et les lignes directrices exposés dans le code, lors de l’élaboration, l’adoption et la mise en œuvre de leurs stratégies pour le développement durable des nanosciences et des nanotechnologies (N&N).
Les Etats membres sont également invités à encourager l’adoption volontaire du code par les autorités nationales compétentes, les organismes de financement de la recherche et les chercheurs. Ils doivent également utiliser le document pour promouvoir le dialogue à tous les niveaux de gouvernance pour améliorer la compréhension et l’implication du grand public dans le développement de ces nouvelles technologies.
Le code de bonne conduite recommande que toutes les activités de recherche en N&N soient menées dans le respect de sept principes. D’après ces principes, toutes les activités doivent :
En outre, le code suggère que « les chercheurs et les organismes de recherche demeurent responsables de l'impact de leur travail sur la société, sur l'environnement et sur la santé humaine ».
L’adoption du code par les parties prenantes sera contrôlée chaque année. Le code sera révisé tous les deux ans pour tenir compte des développements mondiaux dans les N&N et de leur intégration dans la société européenne.
Le code n’est pas juridiquement contraignant. Ainsi, les Etats membres peuvent décider de prendre des mesures de précaution plus ou moins strictes en matière de nanotechnologies que ne le recommande le code.