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Bien que les budgets européens attribués à la Recherche et Développement varient considérablement - de 0,4% du PIB à Chypre à 3,8% en Suède – la moyenne des dépenses stagne à 1,84% depuis le milieu des années 1990. Les ministres européens chargés de la Concurrence devront aborder cette faiblesse lors du Sommet de printemps.
Malgré les nombreuses initiatives européennes visant à accroître l’investissement consacré à la Recherche et Développement de 3% du PIB d’ici 2010 - un objectif approuvé par les leaders de l’union européenne afin de satisfaire les objectifs de Lisbonne pour la croissance et l’emploi - les données
publiées par Eurostat montrent que cet objectif est loin d’être atteint.
En terme de pourcentage du PIB, la Suède, avec 3,82%, et la Finlande, 3,45%, restent les principaux investisseurs. Ils sont suivis par l’Allemagne, 2,51%, l’Autriche, 2,45% et le Danemark, 2,43%. Néanmoins, en terme de volume, l’Allemagne (58 milliards d’euros), la France (38 mrds) et le Royaume Uni (32 mrds) restent les principaux investisseurs, leurs dépenses s’élevant respectivement à 58, 38 et 32 milliards d’euros. Ensemble, ils ont réalisés environ 60% des dépenses totales de R&D, soit un montant de 210 milliards d’euros en 2006. Les plus faibles intensités de R&D ont été enregistrées en Chypre (0,42%), en Roumanie (0,46%) et en Bulgarie (0,48%).
Les nouvelles statistiques classent également les pays en fonction de la proportion de scientifiques et d’ingénieurs de leur population. En 2006, la moyenne des 27 était à 4,8%. Les pays comptant le plus grand nombre de scientifiques et d’ingénieurs étaient la Belgique (7,9%), suivie par l’Irlande (6,8%) et les pays nordiques (de 6,7 à 6%), les pays avec les plus faibles proportions étant le Portugal (2,7%), ainsi que la Bulgarie, l’Autriche et la Slovaquie (tous à 3%).
Augmenter le nombre de scientifiques dans l’Union sera un thème prioritaire lors du Sommet de printemps (13 et 14 mars), où les dirigeants européens devraient envisager des moyens d’accélérer la progression vers les objectifs de l’agenda de Lisbonne, à savoir améliorer la compétitivité, la croissance et l’emploi. A la veille de la réunion, fin février 2008, les ministres européens chargés de la concurrence avaient appelé
les dirigeants à investir davantage et de manière plus efficace dans la recherche, l’innovation et l’enseignement supérieur à tous les niveaux, ainsi qu’à intensifier les efforts pour atteindre l’objectif de 3% d’investissement dans la R&D.
Les ministres souhaitent également que les chefs d’Etat et de gouvernement européens prennent des mesures concrètes pour accroître le capital humain dans le domaine de la science et de la technologie et pour stimuler la mobilité et les perspectives de carrières des chercheurs en créant un espace européen de la recherche (EER). L’objectif est de supprimer les obstacles à la mobilité transfrontalière de la connaissance dans l’UE et de contribuer à la libre circulation de la connaissance, définie comme la cinquième liberté. Cette mesure contiendrait, par exemple, des initiatives visant à éliminer les obstacles auxquels sont confrontés les chercheurs qui souhaitent travailler dans un autre Etat membre.