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Barroso défend la liberté d'expression dans l'affaire des caricatures [FR]

Publié 15 février 2006
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Le président de la Commission s'est montré solidaire avec la Danemark et a tenu à défendre le principe de liberté d'expression dans 'l'affaire des caricatures'.

Dans un entretien accordé au quotidien Berlingske Tidende le 14 février, le président de la Commission, José Manuel Barroso, s'est montré très solidaire du Danemark, faisant référence à son expérience personnelle sous la dictature portugaise de Salazar : "La liberté d'expression n'est pas pour nous quelque chose que nous pouvons négocier car c'est une valeur essentielle dans notre société européenne ouverte et démocratique ."

Tout en indiquant qu'il comprend le sentiment de "malaise et de colère" provoqué par les représentations tristement célèbres de Mahomet chez les Musulmans, il a insisté sur le caractère non-violent des protestations: "Usez de manifestations et d'arguments, mais jamais de la violence", a déclaré M. Barroso, qui a qualifié d'injuste l'avalanche de boycotts et de démonstrations de violence à l'encontre du Danemark.

Pendant ce temps, Javier Solana, le chef de la politique étrangère de l'UE, poursuit sa tournée au Moyen-Orient pour tenter d'apaiser le conflit international. Il a notamment déclaré: "Nous estimons que la liberté de la presse suppose responsabilité et sagesse et qu'elle doit respecter les croyances et les principes de toutes les religions". Son porte-parole, Cristina Gallach, aurait elle déclaré : "Ils souhaitent des mécanismes pour garantir que ce type d'incidents ne se reproduira plus et nous devrions pouvoir les trouver dans la Charte internationale des droits de l'homme des Nations Unies." 

Au Danemark, le gouvernement du Premier ministre Anders Fogh Rasmussen a subi une énorme pression de la part de l'opposition qui affirme que le Premier ministre a trompé le Parlement en déclarant qu'à l'automne 2005, l'ancien Premier ministre danois Per Stig Møller avait rencontré onze ambassadeurs musulmans pour débattre de ces dessins. En réalité, M. Møller avait rencontré huit ambassadeurs et dans le seul but de débattre d'une réunion du G8. 

Lors de son entretien avec le quotidien Berlingske Tidende, M. Barroso a refusé de s'exprimer sur la gestion de la crise par le gouvernement danois.

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