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30 novembre 2009
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Blair et Chirac soucieux de tourner la page irakienne[en

Publié: vendredi 19 novembre 2004   

Le président français et le premier ministre britannique ont profité de leur rencontre pour mettre en avant l'unité de vue prévalant entre Paris et Londres sur de nombreux dossiers, malgré la persistance de divergences ponctuelles.

A l'issue de leurs entretiens à Londres, ce jeudi 18 novembre, le président français Jacques Chirac et son hôte, le premier ministre britannique Tony Blair, ont indiqué que leurs deux pays continueraient à unir leurs forces pour mieux traiter les grands dossiers du moment. Selon le président Chirac, l'Irak est aujourd'hui le seul sujet sur lequel les deux hommes sont encore en désaccord.

"La vérité, c'est que nous avons l'essentiel en commun, pour aujourd'hui et pour demain", a souligné Jacques Chirac, avant de souligner sa convergence de vues avec Tony Blair sur l'Afrique et le changement climatique - considérés par les deux dirigeants comme étant parmi les dossiers les plus importants pour l'avenir de la planète.

Le président français a néanmoins réaffirmé que le conflit irakien avait entraîné une "expansion" du terrorisme international, et fait une nouvelle fois part de ses réserves à l'égard de l'alliance américano-britannique.  "Il est certes toujours possible d'organiser le monde selon une logique de puissance. Mais l'expérience nous enseigne que ce type d'organisation est par définition instable et mène, tôt ou tard, à la crise ou à l'affrontement", a également argué Jacques Chirac. Quant au conflit irakien, il fait désormais partie du passé : "Qui avait tort ? Qui avait raison ? L'histoire seule pourra en juger", a ainsi estimé le président français.

Jacques Chirac s'est  également dit une nouvelle fois convaincu que l'Europe était un acteur important des relations internationales, notamment dans le cadre d'un monde multipolaire et de plus en plus interdépendant.

Tony Blair s'est lui aussi voulu conciliant, déclarant notamment : "Je dois dire que sur la question de l'Irak, je pense que les différences au moment du conflit sont bien connues, mais […] tous les deux nous voulons voir un Irak stable et démocratique et, tous les deux nous allons faire ce que nous pouvons pour que cela se produise".

De source diplomatique, on indiquait que les deux dirigeants, qui avaient rarement paru aussi proches dans le passé, souhaitaient désormais tourner la page et oublier leurs désaccords récents.

 

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