Aucune avancée majeure n'est attendue sur l'un des (nombreux) dossiers - bilatéraux et multilatéraux - abordés lors du sommet. Au menu des discussions que devraient avoir les quatre hommes lors de leur dîner figureront, outre les récents événements intervenus en Tchétchénie, l'évolution de la situation en Irak, ainsi que les dossiers iranien et syrien.
La question du recul de la démocratie en Russie, dont le président Bush avait fait l'un des principaux sujets de sa rencontre avec Vladimir Poutine au mois de février dernier, devrait également donner lieu à quelques échanges entre les quatre dirigeants, même si MM. Chirac, Schröder et Zapatero s'abstiendront soigneusement de formuler la moindre critique à l'égard du président russe.
L'un des objectifs du président Poutine est d'obtenir des trois dirigeants européens qu'ils s'engagent à assister aux célébrations de la victoire russe lors de la seconde guerre mondiale, organisées le 9 mai prochain à Moscou. Il s'agit-là d'un sujet sensible entre l'UE et la Russie, les dirigeants estonien et lituanien ayant déjà décliné l'invitation du Kremlin.
Le sommet de Paris ne manquera pas de provoquer des réactions en provenance des Etats baltes et de la Pologne. Ces pays, dont les relations avec la Russie sont encore marquées par le poids d'un passé récent, voient d'un mauvais oeil les efforts menés depuis plusieurs mois par la France et l'Allemagne pour consolider les relations entre l'UE et la Russie.
L'Union européenne souhaite conclure ses négociations avec la Russie au sujet des "quatre espaces communs" (économie, justice et sécurité intérieure, sécurité extérieure, éducation et culture) avant 2007. Ces aspects ne seront pas négligés lors du sommet de Paris, qui portera notamment sur les dossiers des relations économiques et des partenariats technologiques entre l'UE et la Russie.



