Le 17 avril 2007, le vice-président de la Commission, Franco Frattini, a déclaré que le succès d'Eurojust démontrait que "le phénomène grandissant que constitue la criminalité organisée transfrontalière, notamment en ce qui concerne le trafic d’armes et de stupéfiants, la traite des êtres humains, la contrefaçon et la pédopornographie, ne pouvait être combattu efficacement qu’à l’échelon européen".
Au cours des cinq premières années d'existence d'Eurojust, le nombre d’affaires traitées est passé de 192 en 2001 à 771 en 2006, ce qui montre que les autorités judiciaires des États membres transmettent de plus en plus d’affaires transfrontalières complexes à Eurojust afin de faciliter et de coordonner la traduction en justice des malfaiteurs.
A présent, le réseau des procureurs et juges nationaux, basé à la Haye, assiste les Etats membres dans le traitement des cas de crimes transfrontaliers graves. Selon la Commission, les cas concernent souvent le trafic d’armes et de stupéfiants, la traite des êtres humains, la contrefaçon et la pédopornographie.
Frattini a déclaré que la prochaine communication de la Commission suggérerait une harmonisation des responsabilités des représentants des Etats membres au sein d'Eurojust ainsi que celle des pouvoirs des Etats membres afin d'améliorer la qualité de l'information qui parvient à la Haye.
A l'heure actuelle, Eurojust dépend principalement de la volonté des capitales européennes de coopérer entre elles. Le nombre d'affaires qu'il traite étant supposé atteindre les 1000 en 2007, F. Frattini a également indiqué qu'il souhaitait étudier les positions des Etats membres quant à l'idée d'un procureur européen, qui serait doté de pouvoirs pour lancer et poursuivre des enquêtes.



