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Permanent representative in Madrid
Principal, Border Management Staff College (P5)
Stagiaire / Trainee - for the leading EU policy media
Junior Scientific and Technical Advisor
Assistant Communications & Public Affairs Departments
Mettre une annonceLe Commissaire européen en charge des questions de justice, de liberté et de sécurité devrait proposer d'autoriser la transmission, aux autorités nationales, des données concernant les passengers sur les vols européens.
Aucune proposition officielle n'a encore été faite par la Commission mais Frisco Roscam Abbing, porte-parole du Vice-président de la Commission en charge des questions de justice, de liberté et de sécurité, Franco Frattini, a déclaré qu'autoriser les gouvernements à consulter le PNR (Passenger Name Records, une base contenant les informations essentielles sur l'identité des passagers) était l'une des principales idées de Mr Frattini afin d'augmenter la sécurité aérienne après les attentats manqués qui ont touché les vols transatlantiques à partir du Royaume-Uni.
Pour le moment, en Europe, il n'existe pas de système qui permette aux autorités de consulter le PNR.
L'idée contenue dans cette proposition est de permettre aux gouvernements d'avoir accès à cette base de données qui contient le nom et l'adresse des passagers mais aussi des informations concernant leur carte bancaire, leurs adresses électroniques, leur numéro de téléphone et leur réservation d'hôtel ou de voiture.
Selon le porte-parole, "les informations seront fournies au gouvernement du pays de destination des passagers et ne seront utilisées que dans la lutte anti-terroriste". Elles devraient rester à la disposition des gouvernements pour une durée de trois ans.
Cependant, il est probable que Mr Frattini rencontre des difficultés pour mettre en oeuvre son plan. En effet, afin de satisfaire les exigences américaines, le Conseil a signé
avec Washington un accord forçant les compagnies aériennes à fournir aux autorités américaines les données personnelles concernant les passagers des vols transatlantiques à destination des Etats-Unis ou devant y faire escale. Les associations pour la défense des libertés et le Parlement européen ont immédiatement protesté arguant que l'accord n'assure pas suffisamment de protection aux passagers européens voyageant aux Etats-Unis.
En septembre 2004
, le Parlement européen a déposé un recours devant la Cour de Justice accusant la Commission de détournement de pouvoir, ainsi que d'avoir remis en cause des droits fondamentaux et de ne pas avoir respecté le principe de proportionnalité. Il a également demandé l'annulation de la décision du Conseil qui approuve l'accord avec le gouvernement américain.
La Cour, dans son arrêt
du 30 mai 2006, a déclaré que la décision du Conseil était illégale car elle ne reposait pas 'sur une base légale appropriées'. Elle a alors donné jusqu'au 30 septembre 2006 aux autorités européennes et américaines pour négocier un nouvel accord. Malgré les demandes du Parlement, des officiels européens ont déclaré que l'accord ne serait pas renégocié sur le fond mais seulement légèrement modifié afin d'être en conformité avec la législation européenne.
Bien que le plan de Mr Frattini ne prévoit pas la possibilité de transmettre des informations personnelles sur les passagers aux pays tiers, sa proposition devrait ressembler sur beaucoup de points à l'accord signé avec les Etats-Unis et donc susciter beaucoup de controverses.
Selon Friso Roscam Abbing, porte parole du Commissaire Frattini, rendre les informations personnelles des passagers disponibles pour les gouvernements européens "sera l'un outils à la dispositions des forces de l'ordre". Il a également précisé que la proposition (qui est encore en cours d'élaboration) interdira le partage d'informations concernant la religion, la santé ou le régime alimentaire des passagers."Nous devons formuler une proposition qui sera un juste équilibre entre le respect des droits fondamentaux et la nécessité de permettre aux forces de l'ordre de faire leur travail" a-t-il déclaré.
Pour John Reid, Ministre de l'intérieur britannique, "comme nous devons faire face à la menace du terrorisme de masse, nous devons accepter que les droits individuels soient mis en balance avec le droit collectif à la sécurité et à la protection de la vie".
Selon le Docteur Chris Pounder, un spécialiste de la protection des données dans le cabinet juridique Pinsent Masons, "La Commission semble se diriger vers un détournement de la décision de la Cour de Justice. Elle a en effet annoncé que le contenu de l'accord actuellement en vigueur n'ayant pas été critiqué par la Cour il peut donc continuer à s'appliquer. C'est jouer avec la vérité. La Cour a jugé l'accord contraire au droit européen dans la forme mais elle n'a pas examiné les réticences soulevées par le Parlement. Celles-ci restent donc totalement d'actualité".