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Javier Solana souhaite revenir aux frontières d'avant 1967 au Moyen-Orient [FR]

Publié 01 septembre 2006
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Conforté par la présence de troupes européennes au Liban, le haut responsable de la diplomatie européenne, Javier Solana, préconise comme solution au conflit un retour aux frontières d'avant la guerre de 1967.

Malgré la réticence notoire d'Israël à cette idée, le chef de la diplomatie européenne va profiter de la réunion informelle des ministres des affaires étrangères de l'UE à Lappeenranta, en Finlande, les 1er et 2 septembre, pour préconiser un règlement du conflit grâce à la création de deux Etats séparés par les frontières fixées avant la guerre de 1967. Durant cette épisode, plus connu sous le nom de guerre des Six jours, Israël avait conquis Jérusalem-Est, la Cisjordanie, la bande de Gaza et le plateau du Golan.  

La porte-parole de M. Solana, Cristina Gallach, a déclaré à Reuters : "L'objectif de M. Solana est d'obtenir un consensus sur les bases des frontières de 1967, plus ou moins". Elle reconnaît cependant que cela va prendre du temps. 

L'UE n'a encore jamais réussi à avoir autant d'influence que les Etats-Unis dans la région, mais elle sort renforcée de cette crise car ce sont les pays européens qui vont fournir la colonne vertébrale de la force de maintien de la paix au Liban (voir EurActiv, 28 août 2006). 

Pour Mme Gallach, "plus nous sommes physiquement impliqués avec des soldats sur le terrain, plus nous pourrons être influents afin de remplir nos engagement militaires, humanitaires et économiques". 

L'Italie enverra un total de 3000 soldats et sera ainsi, avec la France, le principal contributeur européen. Le rôle prééminent de Rome dans ce dossier est le résultat de la politique du nouveau Premier ministre, Romano Prodi, qui tente de replacer son pays dans la communauté internationale et de prendre ses distances avec la politique embarrassante de son prédécesseur, Silvio Berlusconi, connu pour ses nombreux impairs.

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