Le nombre total de soldats européens dans la force de paix au Liban ainsi que le rôle de l'Italie devraient être décidés aujourd'hui lors de la réunion des ministres à Bruxelles.
Le Président Jacques Chirac a annoncé le 24 août que la France est prête à envoyer 2 000 soldats au sein de la force de l'ONU au Liban. Le pays a déjà joué un rôle important dans l'établissement d'un cessez le feu entre Israel et le Hezbollah le 14 août, mais a été vivement critiqué pour n'avoir jusque là envoyé que 200 soldats pour renforcer les 2 000 déjà en place.
Le Ministère des Affaires étrangères finlandais, Erkki Tuomioja, dont le pays assure la présidence de l'UE, a annoncé le 24 août que les premiers soldats envoyés pour renforcer la FINUL devraient être sur le terrain la semaine prochaine. Il a également déclaré qu'il espèrait pouvoir annoncer le nombre exact de soldats européens qui rejoindra la FINUL (celui-ci doit comporter 15 000 troupes au total) à l'issue de la réunion des ministres à Bruxelles le 25 août, réunion à laquelle assistera le secrétaire général de l'ONU, Koffi Annan. Cette rencontre devrait également être l'occasion de clarifier la position de l'Italie qui a offert entre 2 000 et 3 000 troupes et qui pourrait diriger la FINUL renforcée.
Le Président de la Commission, José Manuel Barroso a annoncé qu'il était confiant quant à la capacité et à la volonté de l'Europe "d'apporter le soutien nécessaire à la FINUL pour que celle-ci puisse aider le gouvernement libannais à contrôler pleinement son territoire".
Dans le même temps, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé qu'ils n'enverraient aucune troupe dans la FINUL.



