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Les ministres européens des affaires étrangères préfèrent s'en remettre de nouveau à la diplomatie plutôt que de prendre des sanctions contre l'Iran. Javier Solana compte ainsi se rendre à Téhéran pour poursuivre les négociations.
A l'issue d'une réunion informelle à Lappeenranta, en Finlande, les 1er et 2 septembre 2006, le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, a résumé l'état d'esprit des ministres européens des affaires étrangères au sujet d'éventuelles sanctions contre l'Iran : "Le plus important est que la communauté internationale ne finisse pas divisée," faisant référence à un éventuel conflit avec la Russie et la Chine, qui s'opposent à une éventuelle prise de sanctions.
Selon les ministres, l'ultimatum du 31 août 2006 a expiré mais Téhéran doit clarifier sa position. Ils ont ainsi soutenu l'idée d'une visite de Javier Solana à Téhéran. M. Solana rencontrera le négociateur en chef sur la question du nucléaire, Ali Larijani, durant la première semaine de septembre.
Cependant, les chances de résoudre le conflit grâce à la voie diplomatique sont minces, la rencontre entre le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, et le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, à Téhéran le 3 septembre n'ayant pas permis de progresser.
Par ailleurs, le vice-ministre iranien aux affaires économiques, Alireza Sheikh-Attar, a laissé entendre que des sanctions pourraient avoir l'effet inverse que prévu : "Imposer des sanctions à l'Iran aura des conséquences pour les grands pays consommateurs de prétrole. Nous avons élaboré plusieurs scénarios afin de répondre à d'éventuelles sanctions."