Cette augmentation de capital permettra à l'institution de financement à long terme de l'UE d'accorder jusqu'à 60 milliards d'euros de prêts supplémentaires, sur une période de trois ans et dans toute l’Union, à l'appui de projets économiquement viables.
La BEI, dont les actionnaires sont les États membres, est l'institution de financement à long terme de l'Union européenne. Elle met à disposition des financements destinés à appuyer des investissements afin de contribuer à la réalisation des objectifs politiques de l'UE.
« La décision unanime des gouverneurs de la Banque européenne d'investissement de renforcer son assise financière et de lui permettre de prêter 60 milliards d'euros supplémentaires témoigne d’une volonté commune de soutenir des investissements qui créeront des emplois et contribueront à la croissance économique en Europe », a déclaré hier (8 janvier) Werner Hoyer, le président de la BEI.
« Nous allons travailler résolument avec les instances nationales, les investisseurs publics et les entreprises privées pour que notre capacité accrue de prêt soit utilisée avec efficacité dans l'ensemble des États membres et pour attirer simultanément d’importants flux d’investissements privés à l’appui de projets », a-t-il ajouté dans un communiqué.
Le montant du capital supplémentaire versé par chaque pays dépendra de sa participation actuelle dans le capital de la Banque. Les prêts supplémentaires seront centrés sur le soutien à quatre secteurs prioritaires : l'innovation et l'éducation, les PME, les énergies propres et les infrastructures modernes.
Ces nouveaux financements viendront s’ajouter aux 50 milliards d’euros de prêts accordés sur une année normale.
L'augmentation du capital de la BEI faisait partie du « pacte de croissance européen », convenu lors du sommet de juin 2012 entre les dirigeants de l'UE, sous la pression du président français qui a fait de l'initiative de croissance européenne l'une de ses priorités depuis son élection en mai 2012.
L'objectif de ce pacte consiste à mobiliser 120 milliards d'euros de « mesures immédiates » afin de relancer l'économie européenne. Des doutes ont toutefois été émis quant à la possibilité de mobiliser rapidement cette somme.
>> Lire : Le pacte de croissance européen de 120 milliards d’euros suscite des interrogations
Le pacte de croissance comprenait également une décision de réallocation des fonds structurels non dépensés (55 milliards d'euros) à des mesures en faveur des petites et moyennes entreprises et de l'emploi des jeunes.
Une phase pilote pour les nouveaux « project bonds », les emprunts obligataires pour le financement de projets (5 milliards d'euros), a été lancée cet été pour des initiatives dans les secteurs de l'énergie, des transports et du haut débit.





