Ce sondage a consisté à interroger différentes personnes à travers le continent sur cinq domaines dans lesquels l'UE cherche à coordonner ses activités : la politique économique au sein de l'UE et de l'Eurogroupe, la supervision des grandes banques ainsi que des institutions financière et la régulation des services financiers.
Pour ces cinq domaines, une écrasante majorité, plus de 70 % des répondants, a affirmé qu'une meilleure coordination serait une réponse adéquate aux problèmes.
Les chiffres montrent une forte augmentation depuis que l'on a commencé à interroger la population sur ces questions en 2009. Le renforcement de la coordination des politiques économiques est mentionné par 79 % des Européens (par rapport à 71 % en 2009), 77 % d'entre eux souhaitent également que l'UE supervise de plus près les activités des grands groupes financiers et des institutions internationales et 78 % des répondants souhaiteraient une meilleure supervision des banques secourues (par rapport à 67 % en 2009 pour ces deux derniers points).
Optimisme
Les Européens se sont aussi montrés plus optimistes quant aux perspectives économiques, ce qui confirme les évolutions positives de l'automne dernier. En effet, 43 % des personnes interrogées pensent que l'impact de la crise sur le marché du travail a déjà atteint son apogée.
Il s'agit d'une augmentation de 1 % par rapport au dernier sondage, mais de 15 % par rapport à celui de 2009.
Cependant, il existe des disparités importantes entre les Etats membres. L'opinion selon laquelle l'impact de la crise économique sur le marché du travail a déjà atteint son apogée prévaut au Danemark (68 %), en Estonie (64 %) et en Autriche (62 %).
En Grèce et au Portugal, deux pays frappés de plein fouet par la crise, la grande majorité des répondants (78 % et 80 % respectivement) pensent que le pire reste à venir.
Selon 22 % des Européens, l'UE reste la mieux placée pour agir efficacement face aux effets de la crise (1 % de moins que l'année dernière).
Bonne ou mauvaise direction ?
Cela représente toutefois une baisse par rapport aux 26 % enregistrés au printemps dernier, et ailleurs, le sondage indique une confiance moindre en la capacité des Etats-Unis à gérer la crise (seuls 7 % par rapport à 16 % au printemps 2009). De plus, 7 % (3 % de plus qu'en 2009) des répondants pensent qu'aucun pays et aucune institution n'est bien placé pour gérer cette situation qui ne fait qu'empirer.
Ce sondage révèle également que 46 % des répondants sont convaincus que l'Union européenne va dans la bonne direction tandis que 23 % pensent le contraire.
Néanmoins, ces statistiques semblent quelque peu trompeuses, dans la mesure où le reste des répondants est divisé entre ceux qui ne savent pas si l'UE va dans la bonne direction ou non (11 %) et ceux qui pensent qu'elle ne va ni dans la bonne ni dans la mauvaise direction (20 %) !


