Les premiers ministres et représentants des « Amis de la cohésion » se sont réunis à Bratislava pour plaider en faveur de la sauvegarde des fonds de cohésion dans le prochain budget à long terme de l'UE (2014-2020). M. Barroso et le président du Parlement européen, Martin Schulz, ont participé à cette réunion.
Les États membres étaient représentés par les premiers ministres bulgare, croate (dont le pays devrait rejoindre l'UE le 1er juillet 2013), estonien, hongrois, letton, polonais, portugais, roumain, slovène et tchèque. Chypre, l’Espagne, la Grèce, la Lituanie, et Malte ont envoyé d'autres représentants.
Le président de la Commission a expliqué que les dirigeants ne devaient pas se faire d'illusions et que des débats houleux s'annonçaient avant que le budget de l'UE puisse être approuvé. Les chefs d'État et de gouvernement participeront à un sommet européen extraordinaire les 22 et 23 novembre prochains, afin de discuter des propositions en la matière pour la première fois, sur la base du cadre de négociation récemment présenté par la présidence chypriote du Conseil de l'UE. Ils devraient prendre une décision définitive lors du sommet du 13 décembre.
M. Barroso a déclaré que la Commission demeurait en faveur d'une politique de cohésion efficace, mais il a ajouté que les désidératas des autres États membres qui souhaitent des dépenses plus judicieuses devraient également être pris au sérieux. Le groupe de pays partisans de dépenses plus ciblées rassemble des contributeurs nets au budget de l'UE, comme l'Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède.
L'Allemagne a récemment présenté une proposition à ce sujet, ce qui a fait sourciller bon nombre de pays.
M. Barroso a expliqué que les nouvelles conditions en matière de dépenses contribueraient en réalité aux investissements réalisés dans le cadre de la politique de cohésion. La Commission continuera à défendre sa proposition sur le budget, présentée le 29 juin 2011, et il faudra qu'elle résiste aux forces de la division, a-t-il argué.
« C'est la raison pour laquelle je veux faire un appel. Je souhaite que les amis de la cohésion et les amis des dépenses plus judicieuses rejoignent ce que j'appellerais les Amis de la croissance. Je suis un ami de la croissance », a affirmé M. Barroso.
Martin Schulz a admis qu'il était en meilleure posture, car la plupart des partis politiques du Parlement européen suivaient l'approche des Amis de la cohésion. Le Parlement est en grande partie de l'avis de la Commission sur le budget 2014-2020, le cadre financier pluriannuel (CFP) dans le jargon européen.
« Le cadre financier pluriannuel doit donner lieu à un accord juste, ce qui implique que nous adoptions une approche pragmatique et non idéologique », a déclaré M. Schulz lors d'une conférence de presse.
M. Schulz a reconnu que le budget européen était le meilleur instrument pour stabiliser les pays et les remettre sur le chemin de la croissance et de l'emploi.
Le premier ministre slovaque, Robert Fico, a lui aussi plaidé en faveur d'un réel budget de cohésion.
« Environ 76 % des investissements en Slovaquie proviennent des fonds européens. Il s'agit d'une ressource indispensable pour nous », a-t-il expliqué.
Les dirigeants réunis à Bratislava se sont mis d'accord sur une déclaration commune, soutenue par le président de la Commission européenne et du Parlement européen.





