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Les ministres de la zone euro comptent lâcher du lest

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Publié 17 septembre 2012

La zone euro pourrait chercher des alternatives à l'austérité pour résoudre la crise de la dette souveraine. Les ministres des finances envisagent en effet d'accorder à la Grèce plus de temps pour atteindre ses objectifs de réduction du déficit budgétaire, après que des concessions similaires ont été accordées au Portugal la semaine dernière.

Quelques jours après le feu vert de la Cour constitutionnelle allemande pour la ratification du pacte budgétaire et du MES, des élections qui se sont curieusement déroulées sans heurts aux Pays-Bas et l'annonce d'un programme d'achat d'obligations sans précédent, les ministres européens des finances ont enfin pu souffler un peu lors de leur réunion à Chypre.

À Chypre, la directrice du FMI, Christine Lagarde, a expliqué qu'il faudrait sans doute accorder plus de temps à la Grèce pour mettre en place les réformes mentionnées dans le programme de renflouement, conformément à ce qu'Athènes avait demandé.

La Grèce aura plus de temps pour rembourser ses dettes aux prêteurs internationaux, mais ne recevra pas plus d'argent, a confirmé la ministre autrichienne des finances, Maria Fekter, lors d'une interview publiée dimanche (16 septembre).

Après les efforts considérables consentis pour soutenir l'Espagne et l'Italie, il serait insensé de faire basculer la Grèce en défaut de paiement maintenant et de replonger la zone euro dans le chaos, ont expliqué des fonctionnaires européens. La zone euro pourrait donc tendre vers des mesures d'austérité moins lourdes.

À Athènes, un fonctionnaire du ministère grec des finances a indiqué qu'aucune proposition concrète ne s’était dégagée lors de la réunion de l'Eurogroupe ce week-end sur la manière de financer un report des objectifs de réduction du déficit du pays.

Le sursis éventuel de la Grèce sur les objectifs de déficit budgétaire survient après que l'UE et le FMI ont affirmé le 11 septembre qu'ils acceptaient de revoir à la baisse les objectifs budgétaires du Portugal dans le cadre de son programme de renflouement international.

Les critiques portant sur la nouvelle hausse des impôts au Portugal, prévues par le programme de renflouement de 78 milliards d'euros, se sont faites encore plus véhémentes la semaine dernière lorsque les socialistes de l'opposition ont menacé de mettre fin au soutien des partis en faveur du renflouement en votant contre le projet de budget 2013.

Un large consensus politique derrière l'austérité différenciait jusqu'à présent le Portugal d'autres pays de la zone euro en difficulté comme la Grèce, scène de soulèvements populaires fréquents contre l'austérité.

La troïka (Commission européenne, Fonds monétaire international (FMI) et Banque centrale européenne) rédige actuellement un rapport sur la manière dont Athènes respecte les termes de son plan de sauvetage de 130 milliards d'euros.

Les prêteurs internationaux devraient rendre leur décision définitive sur le plan de financement révisé pour la Grèce au cours de la deuxième moitié du mois d'octobre, a annoncé le ministre grec des finances, Yannis Stournaras.

EurActiv.com avec Reuters - Article traduit de l'anglais

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