Lors d'une réunion aujourd'hui (17 février) à Paris, les ministres des finances qui se préparent pour la réunion du G20 envisageront d'ajouter le yuan chinois à un panier de devises de réserve pour rivaliser avec la domination du dollar, selon un document interne consulté par EurActiv.
Les « droits de tirage spéciaux », comprennent une somme fixe de devises faisant l’objet de nombreuses transactions, à savoir le dollar, mais aussi le yen japonais, la livre sterling britannique et l'euro. Elles sont négociées via le Fonds monétaire international.
L'argument économique en faveur de l'utilisation des droits de triage spéciaux (DTS) comme réserves de devises est qu'ils pourraient stabiliser la position financière des Etats car ils sont basés sur un pool de devises et devraient donc être moins facilement affectés par les fluctuations de l'économie américaine. En échangeant des dollars américains contre des DTS, par exemple, les gouvernements contribuent à protéger leurs réserves de devises étrangères de la chute des taux d'intérêt aux Etats-Unis.
L'UE semble suivre le responsable du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss Kahn, qui a donné son aval la semaine dernière pour inclure le yuan chinois dans le panier des DTS afin de stabiliser le système mondial et de réduire la domination du dollar comme monnaie de réserve.
M. Strauss-Kahn a estimé qu’ « à terme, les DTS […] pourraient être amenés à jouer un plus grand rôle dans la stabilisation du système monétaire ».
Le document de l'UE stipule qu'ils examineraient si un nombre limité de devises d'importants pays pourrait être ajoutées au panier afin de refléter les réalités économiques mondiales.
Le président français, Nicolas Sarkozy, est celui qui se montre le plus favorable à l'ajout du yuan et il préside les réunions du G20 pour cette année.
Le président russe, Dmitri Medvedev, a déclaré que les monnaies des pays en développement comme le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine devraient être incluses, alors que l'administration du président américain, Barack Obama, a affirmé être prête à soutenir un élargissement du panier « à terme ».
Les DTS sont au cœur de la controverse depuis leur création en 1969, mais récemment, ils ont gagné le soutien de pays émergents comme la Chine qui détient les milliards de dollars dans ses réserves de devises étrangères.





