La rencontre du G20, le 2 avril, à Londres, devrait élaborer une réponse forte et concrète à la crise financière, a indiqué M. Le Maire aux journalistes présents hier (19 février) à Bruxelles.
Rien ne serait pire que de donner à la crise une réponse qui se satisfasse de principes généraux, mais qui ne conduise pas à des solutions concrètes sur des questions telles que les paradis fiscaux et la supervision bancaire, a-t-il souligné.
M. Le Maire a insisté sur l’agenda serré des leaders Européens au cours des prochaines semaines, comprenant notamment une rencontre des membres européens du G20 dimanche à Berlin, au cours de laquelle les dirigeant devront élaborer une position européenne commune en vue du sommet du G20 du 2 avril à Londres (EurActiv 3/02/09).
Les leaders des 27 Etats membres de l’UE se rencontreront de nouveau le 1er mars et les 19 et 20 mars à Bruxelles, dans le cadre de sommets qui visent à répondre à la crise économique et à renforcer les efforts européens de remise en ordre du secteur financier.
A la suite des appels de Mirek Topolánek, Premier ministre tchèque, dont le pays occupe actuellement la présidence tournante de l’UE, le sommet cherchera également à coordonner les réponses nationales à la crise, alors que les gouvernements peinent à sauver certaines de leurs industries, menaçant ainsi la cohésion de l’UE (EurActiv 12/02/09).
Les Européens doivent impérativement faire front lors du G20, a indiqué M. Le Maire, ajoutant que le front n’était pas encore uni, mais qu’il restait encore un peu de temps pour élaborer une position commune. Les pays européens, a-t-il indiqué, sont dans des situations économiques différentes et, par conséquent, ont des intérêts économiques différents. Mais l’objectif des négociations est précisément de dépasser ces différences et d’élaborer une position qui est à la fois commune et forte. Pas seulement commune, mais commune et forte, a-t-il souligné.
Un élément central de la réponse mondiale à la crise financière sera de déterminer la manière de gérer les actifs toxiques détenus par certaines banques. Identifier ces créances douteuses et leur fixer un prix sera au centre de tout accord, a indiqué la Commission au début du mois de février. Une proposition de la Commission est prévue avant la fin du mois de février (EurActiv 11/02/09).
Les garanties, la recapitalisation et le traitement des actifs dépréciés sont nécessaires, mais ils ne sont pas suffisants. C’est ce qu’a indiqué Neelie Kroes, commissaire européenne à la Concurrence, avant la réunion cette semaine d’un comité du Parlement européen. Des décisions délicates sur la restructuration ou l’éventuelle liquidation contrôlée doivent être prises, et ce dans les plus brefs délais, a indiqué Mme Kroes, selon Reuters.



