EurActiv Logo
Actualités & débats européens
- dans votre langue -
Click here for EU news »
EurActiv.com Réseau

TOUTES LES RUBRIQUES

Mme Merkel critique la Grande-Bretagne et la France sur un éventuel veto du budget

Version imprimable
Send by email
Publié 02 novembre 2012

Jeudi (1er novembre), la chancelière allemande, Angela Merkel, a lancé un avertissement voilé à la Grande-Bretagne et à la France quant à la menace d’utiliser son droit de veto sur le budget à long terme, un jour après que le premier ministre britannique, David Cameron, a réitéré sa promesse d’utiliser le droit de veto de la Grande-Bretagne si nécessaire. 

Angela Merkel a expliqué qu'il était normal en politique de « baliser le terrain » en marge de la réunion entre les dirigeants européens des 22 et 23 novembre en vue de discuter du programme de dépenses de l'UE d'un montant de mille milliards d'euros. 

Un jour après que David Cameron, le premier ministre britannique, a subi des pressions au parlement national pour adopter une position ferme et que la France a menacé d'utiliser son droit de veto, Mme Merkel a déclaré : « Je ne voudrais pas lancer d'autres veto ici, ça n'aide pas à trouver une solution. »

Les propositions de réduction du budget 2014-2020 déçoivent quelques États membres plus aisés qui souhaitent diminuer davantage leurs contributions alors qu'ils connaissent des difficultés à réduire leurs dettes. Ces propositions ont irrité des pays comme la Pologne qui dépendent grandement des financements européens pour leur développement économique.

La semaine prochaine, Mme Merkel rendra visite à M. Cameron après que les rebelles eurosceptiques de son Parti conservateur lui ont infligé un camouflet au parlement national mercredi, car ils ne se contentent pas d'un gel des dépenses.

Paris a également menacé de bloquer un accord, par crainte d’y voir une proposition de réduction de la politique agricole commune, alors que le Danemark veut un rabais sur ses contributions similaire à ceux négociés par la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Suède, les Pays-Bas et l'Autriche. 

Lors d'une conférence de presse, Mme Merkel s'est entretenue avec Enda Kenny, le premier ministre irlandais, qui se chargera de la médiation du budget en janvier, car son pays prend la présidence tournante de l'UE. Chypre qui assure la présidence actuelle a proposé un compromis impliquant des réductions budgétaires de plus de 50 milliards d'euros.

M. Cameron menace à nouveau d'utiliser son droit de veto

Lors d'un discours à Londres jeudi, M. Cameron a annoncé qu'il écouterait le parlement après que les législateurs britanniques ont voté en faveur d'une réduction du budget de l'UE et il a réitéré sa promesse d’utiliser le droit de veto de la Grande-Bretagne si nécessaire.

Il a toutefois ajouté que la Grande-Bretagne avait déjà adopté une position ferme sur le budget de l'UE : il insiste pour obtenir un gel réel du budget qui permettrait d'augmenter le programme de dépenses à long terme en se basant seulement sur l'inflation.

« Bien entendu, j'écouterai attentivement le parlement [national], mais nous devons absolument mettre en évidence que ce gouvernement est, de tous les gouvernements de l'histoire du pays, celui qui a adopté la ligne la plus dure dans les négociations budgétaires », a assuré M. Cameron à des journalistes.

« Je suis tout à fait prêt à user de mon droit de veto si nous n'obtenons pas un accord qui soit bon pour la Grande-Bretagne. » 

La défaite non contraignante de mercredi a constitué la première perte significative de M. Cameron au parlement et le Parti travailliste dans l'opposition a rejoint les rebelles eurosceptiques du Parti conservateur du premier ministre.

M. Cameron a déclaré qu'il « souhaiterait atteindre un accord » à Bruxelles lors du prochain sommet et qu'il le soumettrait à l’approbation du parlement britannique. 

Prochaines étapes : 
  • 20 nov. : conseil des affaires générales sur le budget de l'UE pour 2014-2020

  • 22-23 nov. : réunion entre dirigeants européens pour discuter du programme de dépenses de l'UE de mille milliards d'euros

EurActiv.com avec Reuters - traduit de l'anglais par Aubry Touriel

COMMENTS

  • Il faut sortie de la monnaie unique et de l'UE pour faire de la coopération entre les Etats Européens souverains et indépendants

    By :
    Cayol Raoul Louis
    - Posted on :
    02/11/2012
Angela Merkel. Photo: Bundesregierung/Schacht
Contexte : 

La Commission européenne a présenté le 29 juin 2011 ses propositions sur le prochain budget de l'UE pour 2014-2020, le cadre financier pluriannuel.

Elle a proposé d'augmenter le prochain budget septennal des 976 milliards d'euros actuels à 1 025 milliards d'euros. Il s'agit d'une augmentation de 4,8 % qui dépasse l'inflation moyenne de 2 % enregistrée ces dix dernières années.

Dans une résolution datant du 23 octobre, adoptée à une écrasante majorité, le Parlement européen avait déjà déclaré que même la proposition de la Commission, en faveur d'un gel des plafonds du budget au niveau des plafonds de 2013, ne suffirait pas à financer les priorités politiques actuelles liées à la stratégie « Europe 2020 », qui comprend de nouvelles missions conférées par le traité de Lisbonne, sans parler d'événements imprévus.

L'objectif de la présidence chypriote est de conclure un accord d'ici fin 2012, en parallèle aux conclusions du Conseil européen de juin 2012 [plus d’infos].

A lire aussi

More in this section

Publicité

Sponsors

Vidéos

Euro & Finance News videos

Euractiv Sidebar Video Player for use in section aware blocks.

Euro & Finance Promoted videos

Euractiv Sidebar Video Player for use in section aware blocks.

Publicité

Publicité